dimanche 22 octobre 2017

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ABM en Europe : renoncement US à l’horizon (Izvestia/Nezavissimaïa gazeta)

RIA Novosti

lundi 31 août 2009, sélectionné par Spyworld

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Washington envisagerait de renoncer au déploiement d’éléments du bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque. Selon le New York Times, il n’est pas exclu que Barack Obama expose ses idées à Dmitri Medvedev lors de leur rencontre de septembre à New York lors de l’ouverture de la session de l’Assemblée générale des Nations unies, lit-on lundi dans les quotidiens Izvestia et Nezavissimaïa gazeta.

De hauts chefs militaires américains chargés d’assurer la protection du pays contre une éventuelle attaque de missiles et d’éminents experts se sont réunis la semaine dernière, à Huntsville (Alabama). A l’issue de cette réunion, le général James Cartwright, vice-président du comité de l’état-major interarmes américain, a laissé entendre que les Etats-Unis se penchaient sur la nécessité du système de défense antimissile et l’opportunité de sa création du point de vue financier. Qui plus est, Washington doit selon lui prendre en considération l’attitude de la Russie à l’égard du déploiement d’éléments du bouclier antimissile en Europe de l’Est.

Différentes variantes ont été examinées à Huntsville : le renoncement à la construction d’éléments du bouclier antimissile en Pologne ou en République tchèque, ou bien dans les deux pays. Dans le dernier cas, les experts proposent d’ériger des rampes de lancement et des radars en Turquie ou dans les Balkans, en déployant en même temps au sol des missiles Aegis SM3 ordinairement stationnés à bord des navires.

Le renoncement des Américains au déploiement de missiles de stationnement souterrain en Pologne pourrait partiellement lever les préoccupations de Moscou, estime l’ex-chef d’Etat-major général des troupes russes de missiles stratégiques Viktor Essine. "Le système SM3 est un moyen de lutte contre les missiles à portée courte et moyenne. En principe, ces intercepteurs ne seraient pas en mesure de bloquer les missiles intercontinentaux russes", a indiqué l’expert.

Les informations concernant la réunion de Huntsville ont suscité une vague de préoccupation parmi les membres est-européens de l’OTAN. Le directeur de l’Institut des relations internationales de Varsovie Slawomir Debski a déclaré : "Il est impossible de ne pas voir qu’à la différence de la précédente administration Bush, l’équipe Obama est intéressée davantage par la Russie et par la Chine que par l’Europe de l’Est".

Tentant de rassurer les alliés est-européens alarmés, des représentants officiels des Etats-Unis déclarent : "Nous ne refusons nullement de respecter nos engagements visant à protéger nos alliés européens contre la menace d’une attaque de missiles émanant de l’Iran". Mais le fait est que les pays d’Europe orientale ont en vue non point l’Iran, mais la Russie, quand ils évoquent une menace pour leur sécurité.

Ce texte tiré de la presse russe n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti.


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