lundi 23 octobre 2017

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Terrorisme : Des enquêtes qui ne suffisent pas

Radio-Canada.ca

mardi 1er septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Les enquêtes sur les bévues des services secrets canadiens dans plusieurs dossiers liés au terrorisme, dont l’affaire Mohamed Harkat à Ottawa, ne représentent par la panacée pour rendre plus imputable le travail des espions canadiens.

Voilà ce qui ressort d’une étude effectuée par l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP). Celle-ci sera dévoilée ce mardi.

Les auteurs de l’étude ont passé en revue tout ce qui a été fait par le gouvernement canadien après la publication du rapport accablant de la commission d’enquête sur l’affaire Maher Arar. Or, ils constatent que des organismes chargés d’assurer la sécurité nationale n’ont guère tiré de leçons de cette affaire.

Les dérapages récents dans les affaires d’Abousfian Abdelrazik, d’Omar Khadr et de Mohamed Harkat, soupçonnés d’activités terroristes, le démontrent. Le sort de ces hommes, qui ont tous subi les contrecoups du travail bâclé des agents secrets, illustre assez bien les lacunes en matière de reddition de compte.

Dans l’affaire Mohamed Harkat, une association de défense des droits de la personne a demandé au comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité de mener une enquête sur le travail des espions canadiens, qui auraient caché des informations cruciales à la cour. Cette association a même rappelé que les espions canadiens ne sont pas au-dessus des lois.

L’IRPP ne croit cependant pas que toutes ces enquêtes constituent l’unique solution pour améliorer l’imputabilité des espions canadiens.

Les auteurs de l’étude recommandent de renforcer le rôle du Parlement canadien dans le processus d’imputabilité pour tous les organismes chargés de la sécurité nationale.


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