mardi 24 octobre 2017

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Le président brésilien envoie un signal positif en faveur du Rafale

Alain Ruello, Les Echos

vendredi 4 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Nicolas Sarkozy se rend dimanche à Brasilia à l’occasion de la fête nationale du pays. Son homologue Lula laisse entendre que l’avion de Dassault dispose d’un « avantage comparatif exceptionnel ».

Asoixante-douze heures de l’arrivée à Brasilia de Nicolas Sarkozy, invité d’honneur de la fête nationale, le président Lula a envoyé un important signal d’espoir pour l’industrie française de l’armement. Et plus particulièrement pour son champion de l’aéronautique militaire, Dassault Aviation, qui attend le résultat de l’appel d’offres l’opposant à Boeing et à Saab pour l’achat de 36 avions de chasse, représentant la première tranche d’une cible de 120 appareils. La France est apparue comme « le pays le plus flexible pour le transfert de technologie et, évidemment, c’est un avantage comparatif exceptionnel », a souligné le président brésilien dans un entretien à l’AFP. Mieux, il a laissé entendre qu’il pourrait s’entretenir dès hier avec son homologue français à l’issue d’une réunion avec son ministre de la Défense et le chef d’état-major de l’armée de l’air.

Prélude à une bonne nouvelle ? C’est la question à un peu plus de 4 milliards d’euros (montant de la proposition française, hors armement, selon nos informations) qu’on se posait ces dernières ­heures à Paris, où l’on estime à une chance sur deux la probabilité d’une annonce lors du déplacement de Nicolas Sarkozy. Le président Lula n’a pas indiqué formellement quel était son favori. Mais ses propos sur les transferts de technologie constituent un élément clef. Décidé à devenir une puissance régionale, le Brésil a entamé un énorme programme de modernisation de son armée. Et le pays a conclu pour cela un partenariat straté­gique avec la France, dont il apprécie l’indépendance.

Traduction industrielle du partenariat, un premier contrat, portant sur la vente de 50 hélicop­tères de transport militaire, a été finalisé au premier semestre. Un deuxième, encore plus straté­gique, prévoit la construction de quatre sous-marins classiques, sur le modèle du Scorpène, assorti de l’aide à la construction d’un sous-marin à propulsion nucléaire. Montant de la transaction : 6,7 milliards d’euros. Sa finalisation officielle est attendue lundi, tandis que le premier paiement devrait intervenir au plus tard en octobre.

Un appel d’offres quasi bouclé

Restent les avions de chasse. L’appel d’offres qui a opposé le Rafale de Dassault, le F18 de Boeing et le Gripen de nouvelle génération de Saab est quasi bouclé. Fin juin, les trois industriels ont remis leurs offres définitives. Depuis, chacun des trois pays a indiqué jusqu’où il était prêt à aller en termes de transfert de technologie. Car, au-delà du renouvellement de sa chasse, l’ambition de Brasilia est clairement d’être en mesure de produire un appareil de nouvelle génération dans une dizaine d’années.

Washington exerce évidemment une énorme pression. Saab également, mais sa technologie est en grande partie américaine. Le Rafale, lui, n’a besoin d’aucune autorisation, si ce n’est celle de l’Elysée, pour s’exporter. Hélicoptères, sous-marins, avions de chasse : « La France est le seul pays important prêt à discuter avec nous d’un transfert de technologie dans tous ces domaines », a ajouté le président Lula.


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