mardi 12 décembre 2017

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Les États-Unis rassurent la Pologne sur leur engagement en faveur de sa sécurité

America.gov

vendredi 4 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le conseiller du président Obama en matière de sécurité nationale, le général James Jones, a tenu des consultations avec le ministre polonais des affaires étrangères, M. Radoslaw Sikorski, au cours desquelles il a rassuré celui-ci sur « l’engagement ferme et inébranlable » des États-Unis à l’égard de la sécurité de la Pologne, a indiqué la Maison-Blanche le 1er septembre.

Le général Jones a dirigé une délégation des États-Unis aux cérémonies tenues dans la ville polonaise de Gdansk, le 1er septembre, pour marquer le 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. En marge de cette commémoration, le général Jones s’est entretenu pendant une heure avec M. Sikorski et d’autres responsables du gouvernement polonais.

Le général a informé le chef de la diplomatie polonaise des derniers développements relatifs au système de défense antimissiles balistiques d’envergure limitée que les États-Unis se proposent de déployer et dont ils étudient actuellement la faisabilité. Le général Jones a souligné le fait qu’en examinant ce projet, les États-Unis visaient à déterminer « le meilleur moyen d’améliorer la défense de l’Europe et la leur face à la menace émergente de l’Iran », a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre entre le général Jones et M. Sikorski.

Les États-Unis n’ont pris aucune décision définitive concernant ce dispositif de défense antimissile mais engageront avec la Pologne « un dialogue stratégique » pendant qu’ils continuront d’étudier ce projet, a dit le général Jones à ses interlocuteurs polonais.

MM. Jones et Sikorski se sont également entretenus du soutien qu’offrait la Pologne aux forces alliées en Afghanistan. La Pologne a affecté un nombre important de soldats à la Force internationale d’assistance à la sécurité déployée par l’OTAN aux côtés des effectifs des États-Unis.

Le projet d’un système de défense antimissile

Le projet de déploiement en Europe par les États-Unis d’un système limité de défense contre les missiles balistiques représente une question litigieuse entre Washington et Moscou. Sous le président George W. Bush, les États-Unis avaient proposé d’installer dix missiles intercepteurs en Pologne et une station de radar sophistiquée en République tchèque afin de protéger leurs alliés européens et de contrer la menace de missiles balistiques de la part d’États malintentionnés. Les responsables russes s’étaient dits préoccupés par l’étendue de ce dispositif antimissile.

À l’issue de leur entretien en juillet à Moscou, le président Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev avaient publié un communiqué conjoint dans lequel ils déclaraient, entre autres : « Nous avons demandé à nos spécialistes de travailler ensemble et d’analyser les problèmes liés aux activités balistiques au XXIe siècle et de préparer des recommandations appropriées à ce sujet, en accordant la priorité aux moyens politiques et diplomatiques. »

MM. Obama et Medvedev ont aussi demandé à leurs spécialistes « de mener une étude conjointe de tout l’éventail des moyens disponibles actuellement qui leur permettraient de coopérer pour surveiller l’évolution de programmes de mise au point de missiles dans le monde ». Peu après son entrée en fonction, le président Obama avait déjà ordonné un examen du dispositif proposé par les États-Unis pour déterminer s’il répondait aux besoins sécuritaires du pays et s’il était trop onéreux.

Outre le dossier du dispositif antimissile, les États-Unis et la Russie discutent d’un vaste éventail de questions, notamment de la réduction de leurs arsenaux nucléaires respectifs, sujet que les deux dirigeants avaient abordé lors de leur sommet du 6 juillet à Moscou ; également à l’ordre du jour, avait indiqué M. Obama, la ratification par les États-Unis du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires et le renforcement du Traité de non-prolifération nucléaire.

Dans un discours prononcé à Prague le 5 avril, le président Obama avait proposé une nouvelle stratégie globale qui servirait à contrer la menace nucléaire internationale ; elle préconiserait de réduire et, à terme, d’éliminer les arsenaux nucléaires, de renforcer le traité de non-prolifération nucléaire et d’empêcher les terroristes et les extrémistes politiques de mettre la main sur des armes nucléaires ou de la matière fissile.

En convenant de travailler à réduire leurs arsenaux nucléaires, les États-Unis et la Russie cherchent à diminuer les tensions et à renforcer leur confiance mutuelle - deux éléments essentiels à de meilleures relations entre Washington et Moscou.

Possédant plus de 95 % des armes nucléaires du monde, les États-Unis et la Russie doivent donner l’exemple, avait dit le président Obama lors du sommet de Moscou avant de signer avec son homologue, M. Medvedev, au Kremlin, un projet d’accord portant sur la réduction d’un tiers du nombre de leurs ogives nucléaires et de leurs vecteurs. On prévoit la conclusion d’un traité à cet effet avant la fin de l’année.


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