mercredi 18 octobre 2017

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Exportations d’armement : vers un très bon millésime 2009

A. R., Les Echos

lundi 7 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Compte tenu des prises de commandes enregistrées depuis janvier, Paris devrait dépasser les 7 milliards d’euros d’exportations cette année. Dont près de 5 milliards pour le contrat des sous-marins brésiliens officialisé aujourd’hui.

Avec l’annonce officielle aujourd’hui de la finalisation des contrats de sous-marins au Brésil, la France peut sans grand risque tabler sur un très bon millésime 2009 en ma­tières d’exportations d’armement. La mise en oeuvre de l’accord - c’est-à-dire le premier paiement - est attendu d’ici à fin oc­tobre. C’est cette étape qui conditionne sa prise en compte dans les statistiques.

A fin juin, les prises de commandes de matériel militaire s’élevaient déjà à 2,2 milliards d’euros, selon des proches du dossier. Si l’on ajoute les 4,8 milliards de part française du contrat brésilien, on dépasse les 7 milliards. Soit 400 millions de plus que le chiffre total atteint l’année dernière (6,6 milliards d’euros), qui marquait déjà un net rebond par rapport aux années précédentes. Et si d’aventure un premier contrat Rafale était signé avant la fin 2009 - c’est l’objectif résolu de Paris -, l’addition grimperait de plusieurs milliards. Mais, là encore, à condition que le premier acompte intervienne d’ici au 31 décembre.

L’objectif des pouvoirs publics est d’arriver à exporter chaque année pour 10 milliards d’euros d’armes, l’équivalent de la commande nationale. Ce qui permettrait à la France de regagner une partie du terrain perdu, notamment face aux Israéliens, depuis la fin des années 1990.

Signe positif pour le Rafale

En attendant, à Paris, les déclarations du président Lula au sujet du Rafale ne sont évidemment pas passées inaperçues. En affirmant que la France bénéficiait d’un « avantage compétitif exceptionnel » grâce à sa « plus grande flexibilité en matière de transfert de technologies », le chef de l’Etat brésilien a laissé poindre sa préférence pour l’avion de chasse de Dassault, opposé au F-18 de Boeing et au Gripen de nouvelle génération de Saab, pour la vente de 36 appareils (« Les Echos » du 4 septembre). « Nous avons noté avec intérêt les propos cryptés, mais positifs », expliquait-t-on vendredi de source proche de l’Elysée, tout en affirmant ne pas savoir quand les Brésiliens annonceront le vainqueur de la compétition. S’il l’a remportait, l’avionneur français pourrait ­signer un contrat d’un peu plus de 4 milliards d’euros (hors ­armement).

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