jeudi 19 octobre 2017

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L’industrie russe de l’armement avec en vue l’Occident (Izvestia)

RIA Novosti

lundi 7 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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L’armée russe est de plus en plus dotée du matériel de guerre de provenance étrangère. Le ministère de la Défense n’y voit rien d’étonnant, lit-on lundi dans le quotidien Izvestia.

"Une coopération internationale et une certaine base d’importation sont nécessaires, car nous ne pouvons pas nous passer toujours de composants de fabrication nationale", a déclaré le vice-ministre russe de la Défense en charge des armements Vladimir Popovkine. La perspective de concurrence sur le marché intérieur des armements et du matériel de guerre réjouit les experts.

La logique est simple dans la procédure à suivre : là où le pays subvient lui-même à ses besoins, les militaires opteront pour les armements russes, mais si une production russe de bonne qualité fait défaut, nous irons acheter à l’étranger. Vladimir Popovkine a mis l’accent sur le cout élevé des armements russes qui est devenu comparable à celui des pays occidentaux. "Compte tenu de la différence des salaires dans le complexe militaro-industriel de la Russie et de l’Occident, on peut en déduire que l’argent est dépensé pour les frais généraux", estime le vice-ministre.

Il y a l’autre côté de la médaille, celui de l’acquisition de nouvelles technologies. La Russie n’a jamais construit de navires porte-hélicoptères de débarquement. Si un contrat d’achat de trois bâtiments français Mistral est conclu, Moscou insistera sur la construction de trois nouveaux navires analogues dans des chantiers navals russes. Cela signifie que la fabrication de nouveaux navires nécessitera la construction de nouveaux docks, la formation d’ouvriers et d’ingénieurs, l’achat de nouveaux matériaux et de machines-outils.

D’ailleurs, on ne sait pas encore s’il s’agit dans ce cas d’un navire français. Compte tenu de la nouvelle tendance, les Néerlandais s’intéressent également vivement au marché russe des armements et du matériel de guerre. Par exemple, le directeur du chantier naval néerlandais Damen Schelde, Hein van Ameiden, a fait savoir que les marins russes étaient vraiment fortement attirés par leur porte-hélicoptères de débarquement de classe Rotterdam. Par conséquent, les militaires ne manqueront pas d’appel d’offres.

"La situation qui s’est créée témoigne de l’apparition d’une concurrence réelle sur le marché intérieur russe des armements et du matériel de guerre, jadis absolument fermé et monopolisé par certaines entreprises, estime Vadim Koziouline, professeur à l’Académie des sciences militaires. Auparavant, il était difficile même de le qualifier de marché. Toutes les décisions se prenaient dans les couloirs. A présent, les entreprises du complexe militaro-industriel devront travailler ayant en vue l’Occident, coopérer avec les entreprises occidentales, en élevant le niveau et la qualité de leurs produits".

Ce texte tiré de la presse russe n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti.


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