lundi 23 octobre 2017

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Le Rafale au Brésil : une vente bien partie, pas encore acquise, précise Hervé Morin

Le Monde, avec AFP et Reuters

jeudi 10 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la défense, Hervé Morin, persiste, jeudi 10 septembre. Pour lui, la vente de 36 avions de combat Rafale au Brésil est "bien partie" mais pas encore "acquise". "La vente (...) sera acquise le jour où elle sera signée", a déclaré M. Morin sur RTL. Il précise qu’il faudra "au moins huit à neuf mois de discussions" et que "le montant du contrat" en dépendra.

Le Rafale de Dassault est en compétition dans les négociations avec le Brésil avec le F-18 de l’américain Boeing et le Gripen du suédois Saab. Le ministre a invité sur ce dossier à se référer au communiqué conjoint du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et de Nicolas Sarkozy publié lors de la visite du président de la République au Brésil, "qui dit que la négociation va s’engager désormais en priorité avec le Rafale". Mercredi, le ministre brésilien de la défense, Nelson Jobim, est venu tempérer l’optimisme des Français en affirmant que le processus de sélection pour fournir des avions de combat à l’armée brésilienne n’était pas encore achevé.

"C’est-à-dire, en clair, qu’il va y avoir désormais une discussion qui va porter à la fois sur le financement du programme, sur les transferts technologiques, sur le process industriel, sur les coopérations industrielles, sur le système d’armes", explique le ministre de la défense.

"Car quand vous achetez un programme comme celui-ci, c’est un équipement pour 30 ou 40 ans et donc il faut voir quel système d’armes on y met, quel est le contour de la prestation fournie par l’industriel. C’est toute cette discussion qui va avoir lieu", insiste-t-il. "Une décision d’achat d’un grand programme d’armement pour un pays, c’est la conjonction de deux choses : un programme excellent - et il l’est - et un soutien politique majeur. S’il vous manque l’un des deux, vous ne vendez pas", a martelé Hervé Morin, soulignant qu’"aujourd’hui la France s’est mise dans la situation de soutenir politiquement ses industriels". Le ministre réfute l’idée que le sort de Dassault dépende de cette vente. "Dassault est une entreprise qui marche très bien et il n’y a pas de problèmes en la matière", a-t-il dit. Le Rafale n’a jamais été exporté et équipe seulement l’armée française.


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