dimanche 17 décembre 2017

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Pas d’accord de défense dans l’affaire Megrahi, dit Londres

Reuters

samedi 12 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Les forces spéciales britanniques entraînent des soldats libyens depuis six mois, peut-être dans le cadre d’un accord sur la libération de l’ex-agent libyen Abdel Basset al Megrahi, condamné pour l’attentat de Lockerbie, rapporte le Daily Telegraph.

Sans démentir que le Special Air Service (SAS) coopère avec l’armée libyenne, le gouvernement britannique a souligné qu’aucun accord de défense n’avait été conclu en liaison avec l’affaire Megrahi.

Atteint d’un cancer de la prostate en phase terminale, Megrahi a été renvoyé d’Ecosse en Libye le mois dernier pour des raisons humanitaires, ce qui a fortement irrité les Etats-Unis et de nombreux parents de victimes de l’attentat qui fit 270 morts en 1988.

Selon le Premier ministre Gordon Brown, la décision de libérer Megrahi a été prise par le gouvernement autonome écossais et n’avait pas pour objectif d’améliorer les échanges commerciaux entre Grande-Bretagne et Libye.

Des commentateurs estiment que l’affaire a porté préjudice aux relations anglo-américaines. Jeudi, le président Barack Obama a fait part de sa déception à ce sujet lors d’un entretien téléphonique avec Brown.

D’après des sources proches du SAS citées par le Daily Telegraph, l’unité d’élite semble avoir été chargée de contribuer à l’entraînement de soldats libyens aux termes d’un accord conclu avec Tripoli en rapport avec Megrahi.

"A notre point de vue, cela ne peut s’inscrire dans rien d’autre que l’affaire Megrahi", selon une source citée par le quotidien conservateur.

Le ministère de la Défense et le Foreign Office ont dit ne pas pouvoir commenter l’activité des forces spéciales britanniques.

Mais un porte-parole du Foreign Office a déclaré : "Nous coopérons actuellement avec la Libye dans le domaine de la défense, mais il est tout simplement faux de laisser entendre que cela s’inscrit dans un accord, quel qu’il soit, lié à Megrahi."

Le porte-parole a noté qu’une coopération militaire était en cours avec Tripoli depuis que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait annoncé en décembre 2003 qu’il renonçait aux armes nucléaires, chimiques et bactériologiques.

Michael Holden, version française Philippe Bas-Rabérin


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