lundi 11 décembre 2017

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Défense antimissile : l’annonce d’Obama accueillie favorablement par les dirigeants internationaux

AP

vendredi 18 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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L’annonce par Barack Obama d’un nouveau projet de défense en Europe de l’Est a été plutôt bien accueillie jeudi, notamment par le président russe Dimitri Medvedev, qui a évoqué "une décision responsable".

Le chef du Kremlin a rappelé que lui et le président américain avaient discuté de la non-prolifération des missiles balistiques lors de leurs entretiens à Londres et Moscou cette année.

"L’annonce faite aujourd’hui à Washington montre que les conditions pour un tel travail ne sont pas mauvaises", a déclaré M. Medvedev à la télévision russe. "Nous apprécions cette décision responsable du président américain en vue de réaliser notre accord. Je suis prêt à poursuivre le dialogue".

A Téhéran, le porte-parole de la puissante commission parlementaire sur la sécurité nationale et la politique étrangère a également salué l’annonce de l’abandon du bouclier antimissiles voulu par George W. Bush pour intercepter d’éventuels tirs balistiques de Téhéran.

"Considérer l’Iran comme une menace n’était, depuis le début, pas une bonne politique", a déclaré Kazem Jalali. "L’Iran a déjà dit qu’il était prêt à discuter et à partager les responsabilités de la sécurité mondiale".

Les réactions étaient plus mitigées en République tchèque et en Pologne, qui avaient accepté d’accueillir le dispositif de George W. Bush, malgré la forte opposition de leurs opinions publiques et au prix d’une détérioration de leurs relations avec la Russie.

Le Premier ministre tchèque Jan Fischer a affirmé que Barack Obama lui avait téléphoné pour lui assurer que "la coopération stratégique" entre les deux pays se poursuivrait, et que Washington considérait le gouvernement tchèque comme l’un de ses plus proches alliés.

Son homologue polonais Donald Tusk a, lui, expliqué que le président américain s’était engagé à ce que son projet n’ait aucun impact sur la sécurité de la Pologne et de l’Europe.

"Je ne décrirais pas que ce qui se passe aujourd’hui comme une défaite pour la Pologne", a-t-il déclaré. "La Pologne a une chance d’obtenir une position exclusive" dans le futur système", a-t-il ajouté.

A Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a salué "une étape positive". "J’ai la nette impression que le plan américain sur la défense antimissiles inclura l’OTAN (...) à un degré supérieur à l’avenir", a-t-il estimé depuis Bruxelles.

Egalement à Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel a évoqué "un signal encourageant pour surmonter les difficultés avec la Russie sur une stratégie commune visant à lutter contre la menace posée par l’Iran". "J’espère maintenant que nous réussirons à discuter ensemble avec l’Iran, et si cela n’est pas concluant, à appliquer des sanctions".

Enfin, le Premier ministre britannique Gordon Brown a fait savoir qu’il soutenait pleinement la décision de Barack Obama. "Je pense qu’il y a une chance de faire des progrès sur cette grande question internationale (la non-prolifération, NDLR) au cours des prochains mois", a-t-il affirmé.


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