vendredi 20 octobre 2017

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Réunion ministérielle pour l’Europe de l’espace des cinq ans à venir

AFP

lundi 5 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Les ministres des 17 pays membres de l’Agence spatiale européenne (Esa) et du Canada sont réunis lundi et mardi à Berlin pour décider des programmes qui orienteront l’Europe de l’espace dans les cinq ans à venir, face à un contexte international peu favorable.

Lors de cette réunion de deux jours, qui s’est ouverte lundi matin, les ministres en charge de l’espace doivent se prononcer sur une série de programmes pour 2006-2010, d’une enveloppe totale de 8,8 milliards d’euros en nouveaux financements (10,4 mds USD).

"L’Europe a besoin de se renforcer dans l’espace", soulignait récemment le porte-parole de l’Esa, Franco Bonacina. L’agence, basée à Paris, veut poursuivre l’exploration de la Lune et de Mars et se préparer pour aller "au-delà". L’Union européenne compte en outre sur elle pour créer une capacité européenne de surveillance de la Terre, tant en matière d’environnement que de sécurité.

Mais l’Esa doit opérer dans un "mouvement général" de tarissement des ressources financières, tandis que s’accroissent les dépenses publiques consacrées à l’espace aux Etats-Unis, en Russie, en Chine et en Inde.

Elle doit en outre tenir compte d’impératifs extérieurs : ainsi des incertitudes qui pèsent sur le budget de l’UE, dont dépend le lancement du programme de surveillance terrestre, ou des reports des vols de la navette américaine, qui doit emporter le laboratoire européen Columbus sur la station spatiale internationale (ISS).

Si l’ensemble des programmes proposés par l’Esa sont adoptés, le budget annuel restera sensiblement inchangé, à quelque 2,8 milliards d’eurosmilliards de dollars), selon M. Bonacina.

Le budget de la Nasa pour 2006 est lui en augmentation de 2,4%, à 16,5 milliards de dollars, en dépit d’un contexte de restrictions budgétaires. Les Etats-Unis mettent l’accent sur l’exploration spatiale, les vols habités avec une nouvelle mission sur la Lune en 2018, et les systèmes de sécurité et de défense.

La Russie, puissance qui envoie le plus d’objets dans l’espace, dispose d’un maigre budget en comparaison (220 millions de dollars pour 2006) mais l’a accru de 160% en un an. La Chine vient de réussir son premier vol habité et est très active dans l’observation terrestre et les télécommunications. L’Inde se place au premier rang du contrôle environnemental.

Un tiers du budget soumis aux pays membres de l’Esa va aux programmes "obligatoires", financés par tous. Il s’agit de la poursuite des missions d’exploration du système solaire et de détection des exoplanètes, de recherche sur les origines de la vie et la formation de l’univers.

Parmi les programmes "optionnels", auxquels chaque pays décide de participer ou non, figure notamment le remplacement du satellite d’étude du climat et de l’environnement Cryosat, détruit en octobre lors de son lancement par la fusée russe Rockot.


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