lundi 16 octobre 2017

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Rafale en Méditerranée : les recherches se poursuivent pour retrouver le pilote disparu

AP

vendredi 25 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a assuré vendredi que les recherches pour retrouver le pilote de l’un des deux Rafale Marine qui se sont abîmés en Méditerranée jeudi se poursuivront « aussi longtemps que nous aurons un espoir de le retrouver ».

« Pour l’instant, nous n’avons aucune trace, ni de débris, et aucune trace d’aucune sorte nous permettant de pouvoir vous indiquer ce qu’est devenu précisément son avion et ce qu’est devenu le pilote », a dit le ministre de la Défense lors d’une conférence de presse à Toulon (Var).

Jeudi vers 18 heures, deux avions de chasse de la marine nationale, des Rafale du Charles-De-Gaulle, se sont abîmés en mer Méditerranée à une trentaine de kilomètres à l’est de Perpignan (Pyrénées-Orientales), alors qu’ils rejoignaient le porte-avions à la fin de leur mission. L’un des pilotes, un capitaine de corvette, a pu être secouru. L’hypothèse probable est celle d’une collision.

Le pilote qui a pu s’éjecter « est en très bonne santé » mais « souffre de différentes contusions au visage et d’une plaie à l’œil » et ses « jours ne sont absolument pas en danger », même s’il « est extrêmement choqué », a noté Hervé Morin.

« Après le choc ou la collision, pour le capitaine de corvette, l’avion est parti en vrille et il a pu s’éjecter », a rapporté Hervé Morin. « Lors de son éjection, il a constaté que l’avion de son camarade continuait à voler et nous avons perdu quelques minutes plus tard le signal radar de cet avion ».

« A priori, cela n’a rien à voir avec l’avion, il s’agit avant tout d’un accident de vol », a précisé Hervé Morin, après s’être rendu sur le porte-avions. « Il est trop tôt pour tirer des conséquences. »

Le ministre de la Défense préfère attendre les conclusions de l’enquête avant de préciser dans quelles conditions la collision a pu se produire. Mais les consignes sont extrêmement claires, « nous chercherons aussi longtemps que nous aurons un espoir de le retrouver. »

D’importants moyens ont été déployés, à savoir les moyens aériens propres au porte-avions, deux Dauphin, un hélicoptère de la Sécurité civile, remplacé alternativement par un hélicoptère de la gendarmerie, un Falcon 50, remplacé par un ATL2 (un avion de patrouille maritime), un Hawkeye (avion de guet aérien), auxquels se sont ajoutés progressivement des moyens nautiques, une vedette de gendarmerie, la frégate Courbet et le remorqueur Abeille Flandres.

Le ministre a précisé qu’en début d’après-midi un remorqueur complémentaire arriverait sur zone, « le remorqueur Ailette, qui dispose de capacités sous-marines ». « À ces moyens-là, nous avons décidé de faire appel tout à l’heure à des moyens complémentaires espagnols, un avion, afin que nous puissions étendre la zone d’investigation. »

« Dès que ces recherches seraient terminées, il y aura une seconde phase qui s’ouvrira qui est bien entendu de retrouver les épaves des deux avions, a souligné M. Morin. Nous sommes sur des fonds marins qui sont d’environ entre 500 et 600 mètres. »

Dans le même temps, le ministre a précisé que l’ensemble des qualifications et des essais de qualification du Charles-De-Gaulle devrait continuer « pour qu’il soit en pleine capacité opérationnelle à la fin de l’année ».


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