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Collision de Rafale : un débris d’aile repêché

Nouvelobs.com, avec AP

samedi 26 septembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Jeudi, deux Rafale se sont abîmés en Méditerranée. Un pilote a déjà été retrouvé. L’accident n’aurait "rien à voir" avec l’avion.

Les recherches pour retrouver le pilote de l’un des deux Rafale Marine qui se sont abîmés jeudi au large de Perpignan se poursuivaient samedi 26 septembre en Méditerranée. Un débris d’aile a été repêché et les émissions acoustique des balises des avions ont été captées, a annoncé en début d’après-midi la marine nationale.

"L’aviso ’Commandant Ducuing’ a repêché un débris d’aile à 40 kilomètres du point où le premier pilote a été récupéré, en cohérence avec le calcul de dérive utilisé pour orienter les recherches", a précisé le SIRPA Marine, le service d’information de la marine nationale dans un communiqué. "Dans le même temps, les moyens de recherche des deux appareils entamés hier après-midi avec des moyens mis en oeuvre à partir de l"Ailette’ ont permis de percevoir les émissions acoustiques des balises des avions".

"La localisation des épaves nécessite maintenant un travail de précision dont on ne peut pas encore, à ce stade, estimer la durée", souligne toutefois la marine.

D’après le ministre de la Défense, l’accident n’a "a priori rien à voir" avec l’avion.

"Accident de vol"

Jeudi vers 18h, deux avions de chasse de la Marine nationale, des Rafale du "Charles de Gaulle", se sont abîmés en mer Méditerranée à une trentaine de kilomètres à l’est de Perpignan (Pyrénées-Orientales), alors qu’ils rejoignaient le porte-avions à la fin de leur mission. L’un des pilotes, un capitaine de corvette, a pu être secouru.

Le ministère de la Défense privilégiait l’hypothèse d’une collision entre les deux appareils. "A priori, cela n’a rien à voir avec l’avion, il s’agit avant tout d’un accident de vol", a précisé Hervé Morin, après s’être rendu sur le porte-avions. "Il est trop tôt pour tirer des conséquences", a-t-il affirmé. Le ministre de la Défense préfère attendre "les conclusions de l’enquête avant de préciser dans quelles conditions la collision a pu se produire".

L’avion est parti en vrille

Mais les consignes "sont extrêmement claires", les recherches du pilote disparu se poursuivrons "aussi longtemps que nous aurons un espoir de le retrouver", a-t-il promis. Le pilote qui a pu s’éjecter "est en très bonne santé" mais "souffre de différentes contusions au visage et d’une plaie à l’oeil" et ses "jours ne sont absolument pas en danger", même s’il "est extrêmement choqué", a noté Hervé Morin.

"Après le choc ou la collision, pour le capitaine de corvette, l’avion est parti en vrille et il a pu s’éjecter", a-t-il rapporté. "Lors de son éjection, il a constaté que l’avion de son camarade continuait à voler et nous avons perdu quelques minutes plus tard le signal radar de cet avion".

D’importants moyens ont été déployés pour les recherches. Deux hélicoptères Dauphin de la Marine nationale, un hélicoptère Ecureuil de la gendarmerie nationale, un hélicoptère de la Sécurité civile et un Atlantique 2 survolaient la zone, selon le ministère. Et un Casa 212, un avion de l’armée de l’air espagnole, est venu renforcer les recherches en début d’après-midi.

Le dispositif maritime a également été renforcé dans l’après-midi par le bâtiment de soutien et d’assistance "Ailette". "Equipé des moyens humains et matériels de la cellule de plongée humaine et d’intervention sous la mer (CEPHISMER), il va essayer de localiser les deux aéronefs", a précisé le ministère dans un communiqué. Il compte notamment un système de localisation acoustique et un robot sous-marin. "Nous sommes sur des fonds marins qui sont d’environ entre 500 et 600 mètres", avait précisé Hervé Morin.

Un accident qui tombe au plus mal

Le ministre a souligné par ailleurs que l’ensemble des qualifications et des essais de qualification du Charles-de-Gaulle devrait continuer "pour qu’il soit en pleine capacité opérationnelle à la fin de l’année".

Le "Charles de Gaulle" a repris le service il y a quelques semaines après immobilisation pour réparations pendant plusieurs mois. Parti de Toulon le 21 septembre, il opère actuellement en Méditerranée, pour une phase de qualification et d’entraînement de son groupe aérien embarqué, qui était composé de quatre Rafale, trois Super-Etendard modernisés, trois hélicoptères (deux Dauphin et une Alouette III).

La perte des deux Rafale intervient alors que la France est actuellement en négociations pour la vente au Brésil de 36 appareils de ce type. L’Américain Boeing et le Suédois Saab sont également sur les rangs et le Brésil conduit actuellement des évaluations techniques sur les trois dossiers. Saab propose son avion de chasse Gripen, et Boeing son F-18 Super Hornet.


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