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ABM : coopération internationale avantageuse pour la Russie (médias)

RIA Novosti

jeudi 1er octobre 2009, sélectionné par Spyworld

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Lors d’une rencontre avec le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, le président américain Barack Obama a déclaré qu’il espérait établir la coopération avec la Russie dans le domaine de la défense antimissile (ABM), lit-on dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Cependant, le Pentagone juge "raisonnable" de continuer à oeuvrer en vue de la ratification par la Pologne de l’accord sur le déploiement d’éléments de la défense antimissile. Les experts estiment que Moscou ne devrait pas renoncer à la coopération, car c’est le meilleur moyen d’essayer de défendre ses intérêts.

En prévoyant une nouvelle configuration du système d’ABM, les Etats-Unis n’ont pas l’intention de se limiter sur le plan géographique. Selon la sous-Secrétaire à la Défense Michele Fournoy, "en cas de changement de la situation géopolitique", les missiles intercepteurs "peuvent être transférés, en cas de nécessité, d’une région dans une autre". Elle a fait savoir au comité sénatorial pour les forces armées que des discussions avaient déjà commencé avec Varsovie et Prague sur leur rôle potentiel dans la nouvelle architecture de l’ABM.

Le Secrétariat américain à la Défense promet que le système d’ABM pourrait "évoluer naturellement". A la quatrième et finale phase de sa construction d’ici 2020, les systèmes modernisés Standart-3 (SM-3) déployés à bord des navires dotés du système Aegis et au sol pourront intercepter les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

"Il importe que ces systèmes soient déployés dans les régions où ils ne menaceront pas les intérêts de la Russie, tout en pouvant faire face aux menaces réelles", a indiqué le général Viktor Essine, l’ancien chef d’Etat-major général des Troupes de missiles stratégiques (RVSN). Selon lui, les Américains comprennent que des ICBM peuvent apparaître vers 2020 en Iran et en Corée du Nord et, pour la Russie, il serait absurde de contester cette prévision réaliste.

Si Moscou et Washington n’arrivent pas à s’entendre sur la défense antimissile commune, la Russie pourra, en principe, protéger elle-même son territoire contre une menace iranienne potentielle, estime le général. Le système russe S-500 en voie de développement est un système foncièrement nouveau, dont les caractéristiques doivent être proches des SM-3 modernisés. Mais, selon Viktor Essine, la coopération internationale en matière de défense antimissile serait tout de même préférable.

Ce texte tiré de la presse russe n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti.


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