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Prise d’otages après l’attaque du quartier général de l’armée pakistanaise

La Presse Canadienne

samedi 10 octobre 2009, sélectionné par Spyworld

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Des militants lourdement armés ont attaqué samedi quartier général de l’armée pakistanaise à Rawalpindi, près d’Islamabad, entraînant une fusillade qui a fait au moins dix morts. Une partie des assaillants a ensuite réussi à s’introduire dans le complexe et retenaient entre dix et quinze soldats en otages, et des coups de feu ont été entendus en début de soirée.

C’est la troisième opération majeure menée par les insurgés islamistes au Pakistan en une semaine, au moment où le gouvernement pakistanais prépare une offensive imminente contre les fiefs talibans le long de la frontière afghane.

Selon le général Athar Abbas, un porte-parole de l’armée pakistanaise, "quatre ou cinq" assaillants retenaient entre dix et quinze soldats en otages dans un bâtiment proche de l’entrée principale du complexe de Rawalpindi, ville-jumelle de la capitale pakistanaise.

Le général Abbas a assuré que le bâtiment n’était lié à aucune agence du renseignement pakistanais, contrairement à ce que laissait penser le premier communiqué de l’armée. Aucun officier de haut rang ou responsable du renseignement ne figurait parmi les otages, a-t-il dit. Le porte-parole de l’armée a ajouté que les forces spéciales encerclaient le bâtiment et "décideront comment et quand agir".

Peu avant midi, le quartier général de l’armée pakistanaise avait été attaqué par un groupe d’hommes portant des uniformes militaires et armés de fusils d’assaut et de grenades. Une violente fusillade a éclaté, qui a fait au moins dix morts, quatre assaillants et six militaires dont deux hauts responsables, selon les autorités pakistanaises.

Dans le même temps, la diffusion de deux chaînes de télévision indépendantes, Geo et SAMA, a été bloquée brièvement pendant une heure environ. Ces chaînes avaient déjà été bloquées lors de l’état d’urgence décrété en novembre 2007 par le président d’alors, Pervez Musharraf.

L’attaque du quartier général de l’armée intervient au lendemain d’un attentat qui a fait près de 50 morts à Peshawar, dans le nord-ouest de l’Afghanistan.

Selon les médias, les talibans ont revendiqué la responsabilité de l’assaut, le ministre de l’Intérieur Rehman Malik affirmant qu’il ne faisait que renforcer la détermination du gouvernement à agir. "Nous n’avons pas d’autre option que d’avancer et les affronter", a-t-il déclaré à la chaîne Dawn. "Tous les chemins mènent au Sud-Waziristan".

L’attaque de samedi intervient en effet alors que l’armée pakistanaise s’apprête à lancer une offensive majeure contre les groupes talibans pakistanais dans leurs bastions du Sud-Waziristan, sur la frontière afghane.


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