dimanche 22 octobre 2017

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Remise en liberté du frère de l’ingénieur accusé de terrorisme

AFP

dimanche 11 octobre 2009, sélectionné par Spyworld

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L’ingénieur du Centre européen de recherche nucléaire, accusé de terrorisme et arrêté jeudi, pourrait être déféré au parquet de Paris lundi, alors que son frère cadet, contre qui aucune charge n’a été retenue, a été remis en liberté.

Un des deux hommes interpellés jeudi pour des liens présumés avec l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été remis en liberté samedi en fin de journée sans charge retenue contre lui, a-t-on appris de source judiciaire.

La garde à vue de son frère, un ingénieur au Centre européen de recherche nucléaire à Genève (Cern) âgé de 32 ans, a été prolongée, selon cette même source. Il pourrait être déféré avant lundi au parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste.

Le frère cadet, âgé de 25 ans, a été remis en liberté samedi en fin de journée après plus de 48 heures de garde à vue. Aucune charge n’a été retenue contre lui, selon cette source judiciaire.

L’aîné des deux frères H. avait manifesté son envie de commettre au moins un attentat : il en était au stade "de souhait, d’envie", mais ne semble "pas avoir commis d’actes matériels de préparation", selon des sources proches du dossier. Il aurait également été en relation par internet avec des membres de l’Aqmi.

Le juge antiterroriste, Christophe Teissier, a confié à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) une commission rogatoire "pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Les deux frères, de nationalité française, avaient été transférés tôt vendredi dans les locaux de la DCRI à Levallois (Hauts-de-Seine) pour la poursuite de leur garde à vue après leur interpellation à leur domicile jeudi à Vienne (Isère).

C’est dans le cadre d’une autre enquête, qui visait une filière présumée de djihadistes vers l’Afghanistan, que des échanges par internet entre le frère aîné et un membre de l’Aqmi avaient été repérés, selon une source judiciaire.

Les enquêteurs avaient en effet déjà "ciblé" l’aîné des frères H. et seraient en possession de plusieurs de ses textes, grâce à la "veille internet".

L’Aqmi a succédé en 2007 au GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ce groupe, qui a prêté allégeance à la mouvance Al-Qaïda, est particulièrement actif dans les pays du Maghreb, en Mauritanie et au Mali.

Vendredi, le Cern a publié un communiqué pour préciser que l’aîné des frères H. n’avait "jamais été en contact avec quelque élément qui pourrait être utilisé à des fins terroristes". Il s’agit d’un physicien qui travaillait sur des projets d’analyse de données de physique au Cern depuis 2003 (...), dans le cadre d’un contrat avec un institut extérieur" et aucune (de ses) recherches n’a d’application militaire potentielle", selon le Cern.


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