dimanche 22 octobre 2017

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La Corée du Nord a tiré cinq missiles de courte portée

Le Monde

lundi 12 octobre 2009, sélectionné par Spyworld

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La Corée du Nord a procédé, lundi 12 octobre, aux tirs d’essai de cinq missiles de courte portée au large de sa côte orientale, selon un responsable sud-coréen. S’exprimant sous couvert de l’anonymat, il a confirmé une information de l’agence Yonhap, qui avait indiqué que les tirs avaient été effectués de la base de lancement de Musudan-ri, sur la côte nord-orientale de la Corée du Nord.

L’Etat major sud-coréen n’a fait aucun commentaire, tandis que l’agence Yonhap a précisé que les autorités nord-coréennes avaient interdit la navigation maritime du 10 au 20 octobre le long des côtes orientales et occidentales du pays.

Citant des experts militaires, l’agence a précisé que les tirs entraient dans le cadre d’exercices militaires réguliers, sans exclure la possibilité que Pyongyang veuille faire une démonstration de force pour des raisons politiques.

Il s’agit des premiers tirs nord-coréens depuis juillet. Le 2 juillet, la Corée du Nord avait en effet tiré quatre missiles de courte portée. Deux jours plus tard, le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, elle avait tiré une salve de sept missiles à longue porté s’attirant de vives critiques des Nations unies.

Selon l’agence Yonhap, la Corée du Nord a tiré cinq missiles KN-02 d’une portée de 120 kilomètres, deux dans la matinée et trois dans l’après-midi. Le KN-02 est une version modifiée du missile soviétique SS-21. La Corée du Nord, engagée dans un bras de fer avec une partie de la communauté internationale qui l’incite à renoncer à ses ambitions atomiques, procède régulièrement à des exercices et des tirs de missiles arguant de son "droit à l’autodéfense". Ils surviennent surtout lorsque le régime stalinien cherche à marquer son mécontentement ou à peser sur des discussions en cours.

Les tirs de lundi ont eu lieu alors que le Nord a accepté la semaine dernière un retour sous conditions aux négociations sur son désarmement nucléaire qui, outre Pyongyang, réunissent depuis 2003 la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie. Ces discussions sont hébergées par la Chine, proche alliée de la Corée du Nord, mais hostile à une course aux armements nucléaires dans la région.

Pyongyang avait claqué la porte des négociations en avril et procédé, le mois suivant, à son deuxième essai nucléaire, le premier remontant à octobre 2006. La Corée du Nord a posé comme condition à la reprise des négociations une discussion bilatérale avec les Etats-Unis. Washington a indiqué y être disposé mais dans le seul but de persuader la Corée du Nord de reprendre les discussions à six.


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