dimanche 22 octobre 2017

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Le SCRS déplore le traitement réservé par les médias aux présumés terroristes

Jim Bronskill, la Presse Canadienne

samedi 31 octobre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le dirigeant de l’agence d’espionnage du Canada estime que les présumés terroristes sont trop souvent présentés comme étant des révolutionnaires romantiques.

Richard Fadden, directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), a fortement critiqué les défenseurs des droits de la personne ainsi que les journalistes, jeudi, les accusant de donner une fausse image de la menace que représentent les personnes soupçonnées de terrorisme.

"Les membres de nos élites canadiennes ont tendance à se fermer les yeux (face à la question du terrorisme), et les médias tendent à accorder le peu de couverture qu’ils accordent à ce sujet à des groupes qui semblent penser que notre charme et les feuilles d’érable sur nos sacs à dos sont tout ce dont nous avons besoin pour nous protéger", a-t-il affirmé en présence d’universitaires et de responsables de la sécurité, à Ottawa.

"Plusieurs de nos leaders d’opinion ont fini par voir la lutte contre le terrorisme non pas comme une défense de la démocratie et de nos valeurs, mais comme une attaque contre elles. Presque toute tentative de lutte contre le terrorisme faite par le gouvernement est présentée comme une réaction exagérée ou une agression contre la liberté", a ajouté M. Fadden.

A l’occasion de sa première allocution publique en tant que chef du SCRS, M. Fadden a réclamé la tenue d’un débat digne d’un pays membre du G8. Selon lui, le Canada n’est pas à l’abri de l’extrémisme.

"Le terrorisme est l’attaque ultime contre les libertés. Si les terroristes croient en quelque chose, c’est dans le nihilisme et la mort, et ils sont vraiment des oppresseurs", a-t-il affirmé dans le cadre du colloque international de l’Association canadienne pour les études de renseignement et de sécurité (ACERS), qui débutait jeudi et se poursuit jusqu’à samedi dans la capitale.

"Alors pourquoi ceux qui sont accusés de terrorisme sont souvent présentés par les médias comme des quasi-héros populaires en dépit des dures déclarations de nombreux juges ?"


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