dimanche 10 décembre 2017

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Nucléaire : l’Iran "prêt" à acheter le combustible

Nouvelobs.com

lundi 2 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le pays accepte d’acheter le combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique et se dit "prêt" à une nouvelle rencontre technique.

L’Iran se dit prêt à acheter le combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran, lundi 2 novembre. C’est ce qu’a déclaré à Vienne Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon l’agence officielle Irna.

Garantie demandée

"Nous sommes prêts à une nouvelle rencontre à Vienne sur la fourniture du combustible du réacteur de recherche de Téhéran", a déclaré Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

"Nous sommes prêts à acheter le combustible à n’importe quel fournisseur comme nous l’avons fait il y a 20 ans à l’Argentine sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (...), la question clé est la garantie pour une fourniture du combustible", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à participer à une nouvelle rencontre technique à Vienne pour que les inquiétudes techniques (de l’Iran) soient prises en compte" dans l’accord, a-t-il encore affirmé.

Ali Asghar Soltanieh n’a pas précisé si Téhéran envisageait toujours d’envoyer une partie de son uranium faiblement enrichi à l’étranger pour obtenir en contrepartie du combustible pour son réacteur de recherche à Téhéran.

L’Iran réclame une "commission technique"

Pour sa part, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, qui se trouve à Kuala Lumpur en Malaisie a déclaré lundi que l’Iran avait "étudié la proposition (de l’AIEA, mais avait) quelques remarques techniques et économiques à son sujet".

"Il y a deux jours, nous avons transmis nos observations à l’AIEA, il est donc tout à fait possible de mettre en place une commission technique pour réexaminer et reconsidérer les différentes questions", a-t-il indiqué.

La fabrication d’une bombe impossible

Selon des diplomates occidentaux, le projet initial de l’AIEA prévoit que l’Iran livre d’ici fin 2009 1.200 de ses 1.500 kilos d’uranium faiblement enrichis (à moins de 5%) pour le faire enrichir à 19,75% en Russie, avant que la France n’en fasse des "coeurs nucléaires" pour le réacteur de recherche de Téhéran, qui opère sous surveillance de l’AIEA. En conséquence, le régime ne disposerait plus, momentanément, de la quantité d’uranium nécessaire à la production de minerai enrichi à 90%, indispensable dans l’éventuelle fabrication d’une bombe nucléaire.

Washington, Moscou et Paris, qui ont donné dès le 23 octobre leur feu vert au projet d’accord de l’AIEA, attendent depuis la réponse iranienne. Les Etats-Unis ont déjà averti que l’Iran ne disposait pas d’un délai "illimité".


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