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La transaction militaire russo-française dépend d’une impulsion politique (médias)

RIA Novosti

jeudi 5 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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La question de l’achat par la flotte russe du porte-hélicoptères d’assaut français Mistral pourrait être réglée lors de la visite de Vladimir Poutine en France prévue pour fin novembre. Ce navire arrivera à Saint-Pétersbourg pour être étudié, lit-on jeudi dans le quotidien Vedomosti.

Selon une source du ministère russe de la Défense, la convenance des armements russes à ce navire sera vérifiée lors de la visite du Mistral à Saint-Pétersbourg (aux alentours du 15 novembre) : il est prévu qu’un hélicoptère Ka-52 se pose sur son pont. Le chef adjoint d’état-major de la Marine de guerre russe Oleg Bourtsev a déclaré qu’au cours de cette visite le navire serait examiné par des militaires russes qui s’apprêtent à en acheter un à la France et à en construire quatre sous licence en Russie.

Cette visite sera, en fait, l’occasion de prendre connaissance du plus grand navire que la Russie ait l’intention d’acheter en payant en espèces. Cela se produira deux semaines avant les négociations politiques en France où le projet sera soit approuvé au niveau le plus élevé, soit clairement classé comme prématuré, indique un interlocuteur du quotidien Vedomosti.

Selon le rédacteur en chef du bulletin militaire stratégique français TTU Arnaud Kalika, au cours de la visite de Poutine, on saura si la transaction est approuvée ou non par les dirigeants russes et français : ce que les services français et la société publique DCNS qui construit ces navires, attendent, c’est une impulsion politique. Il en est de même en Russie, affirme une source au ministère russe de la Défense.

Les experts doutent toujours de la nécessité d’acheter un navire aussi cher. Le coût total du projet dépassera un milliard d’euros, indique l’expert du Centre d’analyse des stratégies et des technologies Konstantin Makienko. Selon lui, on pourrait dépenser cet argent pour satisfaire des besoins plus urgents : par exemple, équiper de viseurs thermiques tous les chars qui ne seront pas retirés au cours de la réforme militaire.

Le directeur général de Rosoboronexport (agence russe en charge de l’exportation des armes russes) Anatoli Issaïkine a déclaré la semaine dernière que l’intermédiaire de l’Etat n’avait pas encore reçu d’ordre d’entamer les négociations sur l’achat du navire français. Cependant, affirme la source proche du ministère de la Défense, la transaction peut être conclue sans intermédiaire, comme cela a été le cas avec la société israélienne IAI pour la livraison de drones pour l’armée.

Ce texte tiré de la presse russe n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti.


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