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La Police veut intervenir deux fois plus vite

Nicolas Arpagian, 01net

lundi 10 janvier 2005, sélectionné par Spyworld

Pour optimiser le déploiement des forces de police, le ministère de l’Intérieur met en place des centres d’information et de commandement (CIC) entièrement informatisés.

Vingt-trois minutes. C’est, selon une expérimentation menée le printemps dernier à Amiens, le temps moyen qu’il faut à une patrouille de police pour arriver sur les lieux d’une intervention. L’objectif du ministère de l’Intérieur est de diviser par deux ce délai, grâce à un système de géolocalisation. « Nous allons mettre en place un système d’information autorisant la gestion intégrée des interventions », explique Jean-Yves Latournerie, DSI du ministère.

Améliorer la gestion des appels de détresse

La première phase de déploiement débutera en novembre 2005 et concernera d’abord une trentaine de centres d’information et de commandement (CIC). Ces derniers sont les lieux de réception des appels au 17, le numéro d’urgence de police secours. Ils sont 135 au total, en comptant ceux de la police nationale, des CRS et de la police de l’air et des frontières. L’objectif principal est d’améliorer les conditions de gestion des appels de détresse. « Notamment en réduisant le temps d’attente à une vingtaine de secondes, contre une cinquantaine aujourd’hui » , précise Vincent Niebel, chef du département Affaires Sécurité au sein de la DSI de la place Beauvau.

Comment y arriver ? En numérisant l’ensemble de la chaîne d’information qui suit un appel au 17. La téléphonie sera totalement intégrée au système d’information à l’aide d’un dispositif de VoIP (voix sur IP) et d’un serveur CTI (couplage téléphonie informatique). Le ministère a retenu l’offre de CS Communication & Systèmes, qui a aussi été choisi comme maître d’oeuvre pour l’ensemble des CIC. Mais cela ne suffit pas. Intervenir plus vite nécessite également de disposer d’informations sur le déploiement des effectifs.

Un système complémentaire du GPS

Pour l’instant, il n’existe pas d’outil assurant une vision précise de la localisation des voitures de police et des effectifs qui les composent. Les véhicules seront donc progressivement équipés du système Egnos (European Geostationnary Navigation Overlay System), un service européen complémentaire du GPS (Global Positionning System) opérationnel depuis cette année. Leur position sera alors connue avec une précision à cinq mètres près (contre une quinzaine de mètres avec le GPS seul). A leur bord, les policiers se verront dotés d’ordinateurs portables : « Ils pourront ainsi rédiger leur rapport juste après l’intervention, sans attendre de revenir à l’hôtel de police » , indique Jean-Yves Latournerie.

Outre le gain de temps, cette innovation contribuera à établir une cartographie encore plus précise de la délinquance et de l’occupation réelle des équipages. Ce qui améliorera la répartition et l’organisation des forces de l’ordre. En attendant de la proposer aux autres services d’urgences que sont le Samu, les pompiers ou les douanes.

Les missions des nouveaux systèmes installés

- Accélérer le traitement des appels d’urgence adressés au 17, le numéro de police secours.

- Diligenter une réponse policière adaptée à la situation, en termes d’effectifs et d’équipements ad hoc.

- Piloter les forces de police sur le terrain au fur et à mesure que les opérations se déroulent.

- Etablir de manière plus précise une cartographie de la délinquance.

Suite de l’article
- Jean-Yves Latournerie, DSI du ministère de l’Intérieur


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