mardi 17 octobre 2017

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Téhéran dénonce la pression de Paris au sujet de Clotilde Reiss

Lexpress.fr

jeudi 12 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé mercredi une "pression politique" de la France dans le cas de l’universitaire française Clotilde Reiss, accusée d’espionnage et arrêtée le 1er juillet lors des manifestations de l’opposition iranienne.

La chercheuse a été libérée sous caution et se trouve à l’ambassade de France à Téhéran. Son procès doit reprendre à une date qui n’a pas encore été fixée.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a demandé mardi à l’Iran de fournir l’assurance que Clotilde Reiss serait relâchée après cette nouvelle comparution.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté cette requête.

"Les charges contre Reiss sont attestées et dès lors, il ne peut y avoir d’acquittement sur la base de pression politique", a déclaré Ramin Mihmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, rapporte l’agence de presse estudiantine Isna.

"Personne n’a le droit de dire au juge chargé de l’affaire Reiss ce qu’il doit faire".

Clotilde Reiss a été arrêtée alors qu’elle se préparait à regagner la France après avoir travaillé pendant cinq mois à l’université d’Ispahan.

Bernard Kouchner a déclaré mardi sur France Inter qu’elle irait "au procès avec certaines garanties, le fait que le tribunal accepte de la relâcher aussitôt après cette dernière déposition".

"Il faut qu’elle puisse quitter le tribunal et qu’elle revienne à l’ambassade", a-t-il ajouté.

Les autorités iraniennes ont affirmé que les grandes manifestations de protestation organisées après la réélection, le 12 juin, du président Mahmoud Ahmadinejad, bénéficiaient d’un appui de l’étranger.


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