vendredi 20 octobre 2017

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La Chine prolonge l’enquête visant un responsable australien de Rio Tinto

AFP

jeudi 12 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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La Chine a de nouveau prolongé l’enquête sur Stern Hu, un responsable australien du géant minier Rio Tinto qu’elle détient depuis quatre mois sous l’accusation de "vols de secrets commerciaux", ont annoncé jeudi les autorités australiennes.

"Nous avons appris à l’occasion de la visite consulaire, le 9 novembre (Ndlr : auprès de Stern Hu), que les autorités de Pékin avaient décidé de prolonger l’enquête de deux mois", a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Cela s’ajoute à une précédente prolongation d’un mois déjà approuvée par les autorités chinoises", a-t-il poursuivi.

Le porte-parole a en outre affirmé que les motivations des poursuites à l’encontre de M. Hu pour espionnage et corruption demeuraient toujours imprécises.

"Ce cas est géré par les autorités compétentes en accord avec la loi", a déclaré jeudi à la presse à Pékin le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang, interrogé sur la prolongation de l’enquête.

"Ces autorités suivent les lois chinoises et l’accord consulaire entre l’Australie et la Chine dans ce dossier", a-t-il ajouté, sans donner de détails.

Le 12 août, les quatre employés du géant minier anglo-australien, dont son directeur à Shanghai, Stern Hu, ont été formellement accusés d’avoir obtenu des secrets commerciaux sur l’industrie sidérurgique chinoise par des "moyens irréguliers", en violation des lois.

Les quatre accusés avaient été interpellés et emprisonnés le 5 juillet sous l’accusation initiale de vols de secrets d’Etat et d’espionnage.

Les charges ont été réduites en août, devenant "vol de secrets commerciaux", au soulagement de Rio Tinto mais aussi des investisseurs et hommes d’affaires étrangers.

Cette affaire, qui a tendu les relations entre Pékin et Canberra, avait éclaté alors que les sidérurgistes chinois menaient d’âpres négociations sur le prix du minerai de fer avec des géants miniers étrangers, notamment Rio Tinto, mais aussi juste un mois après l’échec d’un accord stratégique important entre Rio Tinto et le géant public chinois de l’aluminium Chinalco.


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