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EADS publie ses résultats pour les neuf premiers mois de 2009

Hugin

lundi 16 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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- Livraisons soutenues grâce à une bonne gestion du carnet de commandes
- EBIT* avant éléments exceptionnels : 1,7 milliard d’euros
- EBIT* de 1,1 milliard d’euros affecté par des effets de change
- Résultat net : 0,3 milliard d’euros
- Trésorerie nette de 8,1 milliards d’euros : un solide atout
- Solutions pour l’A400M sujettes au résultat des négociations en cours avec les clients de lancement

es résultats d’EADS (symbole boursier : EAD) sur les neuf premiers mois de l’exercice reflètent les efforts fructueux du Groupe dans sa gestion prudente de ses activités et de son carnet de commandes malgré un environnement commercial actuellement difficile. Les livraisons sont restées soutenues dans toutes les activités. Le chiffre d’affaires a légèrement augmenté pour atteindre 29,7 milliards d’euros. L’EBIT* avant éléments exceptionnels s’est élevé à 1,7 milliard d’euros. Des effets de change ont notamment pesé sur l’EBIT* d’EADS qui atteint 1,1 milliard d’euros sur ces neuf premiers mois. Les 24,6 milliards d’euros de prises de commandes témoignent du ralentissement actuel de l’aviation commerciale. Avec plus de 378 milliards d’euros, le carnet de commandes d’EADS constitue un solide tremplin pour la poursuite des livraisons dans l’avenir. Les 8,1 milliards d’euros de trésorerie nette renforcent la position du Groupe dans un contexte économique volatil.

" Étant donné la situation difficile sur le marché civil, les résultats d’EADS sur les neuf premiers mois de l’exercice démontrent la résistance du Groupe jusqu’à présent face à la crise économique. Les priorités accordées à la protection de la trésorerie et à la gestion du carnet de commandes et des livraisons ont porté leurs fruits cette année. Je suis particulièrement heureux d’avoir reçu le feu vert de nos clients pour la tranche 3a du programme Eurofighter, " a déclaré Louis Gallois, Président exécutif d’EADS. " Les nouveaux programmes requièrent notre plus grande attention. Sur le programme A400M, nous cherchons, avec nos clients, une solution acceptable pour toutes les parties afin de rendre ce programme viable à long terme. En outre, le programme A380 est toujours une source de préoccupations ;des revues industrielles et financières sont en cours. "

Le chiffre d’affaires d’EADS s’établit à 29,7 milliards d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 29,4 milliards d’euros). Il a été soutenu par des livraisons plus nombreuses d’avions commerciaux chez Airbus (358 contre 349), mais cette augmentation a été contrebalancée par une moindre comptabilisation de chiffre d’affaires dans le programme A400M et la dégradation du prix des avions commerciaux livrés. La croissance chez Astrium (+17 %) et chez Eurocopter (+ 9 %) a contribué à la hausse du chiffre d’affaires du Groupe.

L’EBIT* avant éléments exceptionnels - un indicateur qui s’efforce de déterminer la marge sous-jacente de l’activité hors charges et profits non récurrents résultant de mouvements de provisions ou d’impacts de change - s’est élevé à 1,7 milliard d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 2,6 milliards d’euros). Par rapport à l’année précédente, l’accroissement des volumes et les économies réalisées dans le cadre du plan Power8 ont été largement absorbés par la dégradation des taux de couverture, les hausses de coûts et la détérioration du prix des livraisons d’appareils. Les progrès du programme A380 sont plus lents que prévus.

L’EBIT* du Groupe a également été pénalisé par des impacts de change exceptionnels négatifs. Il recule à 1 089 millions d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 2 018 millions d’euros).

Le Groupe a enregistré un bénéfice net de 291 millions d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 1 082 millions d’euros), soit un bénéfice par action de 0,36 E (bénéfice par action des neuf premiers mois de 2008 : 1,34 E). Cette baisse s’explique en raison d’une dégradation de l’EBIT* et de réévaluations de change qui ont affecté le résultat financier. Par rapport à 2008, la détérioration des taux de couverture conjuguée aux effets de réévaluation de change ont eu un impact négatif total de 1,7 milliard d’euros sur le résultat net avant impôt. Les frais de R&D autofinancés ont légèrement augmenté à 1 834 millions d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 1 792 millions d’euros), ce qui souligne l’attention constante apportée par EADS à l’innovation. Les frais de recherche et développement devraient augmenter au dernier trimestre 2009.

Le flux de trésorerie disponible, avant financement client, a chuté à - 892 millions d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 1 859 millions d’euros) ; ce chiffre inclut un décaissement de - 260 millions d’euros lié au programme A400M. La baisse est principalement due à un EBIT* avant éléments exceptionnels moins élevé, à un accroissement plus important des stocks et à un fléchissement des avances-clients reçues par rapport aux neuf premiers mois de 2008, qui avaient bénéficié d’un fort afflux de commandes chez Airbus et Eurocopter. Le flux de trésorerie disponible des neuf premiers mois de 2009 a bénéficié d’un flux d’avances-clients, qui reste solide. Les stocks ont augmenté, notamment chez Airbus. Le financement-client d’avions qui est resté limité au cours des neuf premiers mois devrait augmenter au quatrième trimestre. Le flux de trésorerie disponible, après financement-client, s’élève à -1 182 millions d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 1 867 millions d’euros). La position de trésorerie nette du Groupe ressort à 8,1 milliards d’euros (fin 2008 : 9,2 milliards d’euros). Elle demeure un support solide pour EADS dans l’environnement de marché actuel. En août, EADS a refinancé le milliard d’euros d’Eurobond arrivant à échéance en mars 2010, pour conserver la souplesse de cette plate-forme financière.

Compte tenu de la saisonnalité des activités de défense et institutionnelles d’EADS, les performances en termes de chiffre d’affaires, de résultat et de trésorerie de celles-ci tendent à être plus élevées en fin d’année.

Les prises de commandes du Groupe ont chuté à 24,6 milliards d’euros (neuf premiers mois de 2008 : 88,7 milliards d’euros), reflétant la détérioration du contexte commercial. Le 30 septembre 2009, le carnet de commandes d’EADS s’élevait à 378 milliards d’euros (fin 2008 : 400,2 milliards d’euros), un chiffre qui tient compte de la réévaluation de change à fin septembre par rapport à fin décembre 2008 conduisant à une réduction de 14 milliards d’euros due à l’affaiblissement du dollar américain. Le carnet de commandes des activités de défense est resté stable à 54,9 milliards d’euros par rapport à fin 2008. Grâce à la conclusion récente de contrats d’hélicoptères militaires avec le Brésil, au projet de sécurité des frontières en Arabie Saoudite et à la tranche 3a du programme Eurofighter, lesquels doivent encore être comptabilisés, le carnet de commandes de la défense connaîtra une hausse au quatrième trimestre.

Fin septembre 2009, EADS employait 118 149 salariés (fin 2008 : 118 349).

Concernant le programme A400M, les négociations en cours avec le client OCCAR et les pays de lancement entrent dans leur dernière phase, la plus difficile. En effet, comme indiqué précédemment, la phase actuelle de négociations est l’occasion pour toutes les parties impliquées de redresser le programme. Cette période laisse une certaine marge de manoeuvre permettant d’établir de nouvelles bases de contrat réalistes et acceptables pour toutes les parties. EADS entend limiter toute perte potentielle supplémentaire, mais l’intégralité des conséquences financières dues aux retards ne sera connue que lorsque les négociations auront abouti.

Aux côtés de ses fournisseurs et partenaires, EADS a progressé dans le programme A400M d’un point de vue technique. Avec un total de 18 vols et 55 heures de vol, les essais en vol du moteur sont à présent terminés. En outre, la version finale de premier vol du logiciel FADEC a été reçue. Les tests de l’Iron Bird ont donné des résultats satisfaisants. Étant donné les progrès techniques accomplis, le premier vol de l’A400M devrait avoir lieu vers la fin de cette année.

Du fait de la persistance du niveau élevé d’incertitudes entourant ce programme, EADS a maintenu la méthode de comptabilisation du début de contrat pour ce programme.** Celle-ci s’est traduite par un impact sur l’EBIT* de -224 millions d’euros pour les neuf premiers mois de 2009.

Des impacts négatifs substantiels sur le compte de résultat pourraient encore être comptabilisés au cours des prochaines périodes selon l’état d’avancement et l’issue des négociations sur le programme A400M.

EADS regrette la décision du gouvernement sud-africain de se retirer du programme A400M et d’annuler sa commande de huit appareils. Les implications industrielles et financières pour EADS de ce retrait n’ont pas encore été estimées avec précision.

Perspectives

Comme dans de nombreux secteurs industriels, le contexte macroéconomique, marqué notamment par la récente hausse des cours du pétrole, a eu des répercussions sur la situation financière des clients d’EADS dans le secteur civil. Cette détérioration fait peser un risque sur les perspectives des livraisons d’avions commerciaux. Le Groupe envisage néanmoins avec prudence une amélioration des conditions de l’économie et du marché au cours des prochains mois.

Se projetant sur 2010, le groupe continue à gérer avec prudence ses taux de production dans un marché atone. La réalisation des économies Power8, un meilleur niveau de prix et de nouveaux progrès dans l’espace et la défense subiront la pression de la détérioration des taux de couverture et des incertitudes autour de l’A380 et si elles ne sont pas résolues en 2009 de celles autour de l’A400M,

Les chiffres d’octobre 2009 confirment également qu’après avoir atteint son plus le plus bas, le cycle du transport de fret et passagers commence à rebondir, notamment dans les pays émergents. À travers le monde, le transport de passagers a augmenté pour la première fois depuis novembre 2008.

Du point de vue économique, le fléchissement persistant du dollar, sans pour autant constituer une menace imminente à court terme du fait de la politique de couverture à long terme du Groupe et de ses initiatives de réductions des coûts, fait peser un risque sur la performance d’EADS en raison de l’affaiblissement du carnet de couvertures au fil du temps. Le niveau du dollar à long terme est un facteur important de la puissance bénéficiaire d’EADS dans les années à venir.

Sur un marché difficile, EADS maintient son estimation du nombre de ses nouvelles commandes brutes, à 300 appareils en 2009. Les taux de production restent stables. En 2009, les livraisons devraient se situer autour de 490 appareils. En 2010, EADS est encore en train de travailler avec ses clients afin d’arrêter des perspectives de livraison complètes, programme A380 compris. Sur la base du taux de 1 E = 1,39 $ (utilisé dans notre précédente indication de perspectives), comme taux au comptant moyen, le chiffre d’affaires d’EADS en 2009 devrait être proche de son niveau de 2008. Toute nouvelle dégradation des taux de change au quatrième trimestre pourrait cependant entraîner une légère diminution du chiffre d’affaires du Groupe.

En raison des incertitudes en cours sur le montant des charges potentielles liées aux programmes A400M et A380 au quatrième trimestre, EADS n’est pas en mesure de donner une estimation concernant son EBIT* pour l’ensemble de l’exercice. Dans l’hypothèse d’un scénario de maintien du programme, lequel semble le plus probable, la provision au titre du programme A400M pour lequel 2,4 milliards d’euros ont déjà été passés en charges peut déboucher sur un large éventail de possibilités selon l’évolution du processus de négociation et pourrait considérablement affecter dans l’avenir les comptes d’EADS.

L’EBIT* avant éléments exceptionnels pour l’ensemble de l’année 2009 devrait s’élever à 2 milliards d’euros environ. Dans un contexte difficile, la gestion du flux de trésorerie du Groupe continue à donner de meilleurs résultats que prévu avec une consommation de flux de trésorerie maintenant attendue à un niveau inférieur à 1 milliard d’euros (hors A400M) y compris un besoin de financement-clients plus faible qu’anticipé.

Divisions : des schémas de livraison solides, toutes activités confondues

À partir de 2009, l’ancienne division Avions de Transport Militaire qui a été entièrement intégrée au sein d’Airbus porte à présent l’appellation Airbus Military.

Le chiffre d’affaires consolidé d’Airbus s’est élevé à 20 193 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 ajustés : 20 565 millions d’euros). Le volume des livraisons d’avions commerciaux a atteint le chiffre record de 358 (9 premiers mois de 2008 : 349). Le chiffre d’affaires a souffert d’une dégradation des prix sur les appareils livrés et d’une moindre comptabilisation de chiffre d’affaires au titre du programme A400M. L’EBIT* d’Airbus de 523 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 ajustés : 1 464 millions d’euros) a subi l’impact d’effets de change exceptionnels et d’une charge liée à l’A400M. Avant ces éléments exceptionnels, l’EBIT* ressortait à 1,1 milliard d’euros (9 premiers mois de 2008 ajustés : 1,9 milliard d’euros). Par rapport à l’année précédente, l’augmentation des volumes et les économies réalisées dans le cadre du plan Power8 ont été plus que contrebalancées par la dégradation des taux de couverture, la détérioration des prix sur les appareils livrés et les augmentations de coûts. Les progrès réalisés concernant l’A380 sont plus lents que prévu. En 2009, le programme A380 a fait face à une production qui n’est toujours pas stabilisée et à la demande de certains clients de repousser leurs livraisons. Le calendrier de production est donc en cours d’examen et une ou deux livraisons prévues pour la fin de l’année pourraient être décalées au début de 2010.

Les prises de commandes nettes reflètent la baisse d’activité sur le segment commercial. 59 nouvelles commandes brutes fermes ont cependant été comptabilisées au troisième trimestre, attestant du maintien de la demande pour de nouveaux appareils, bien qu’en moins grande quantité que l’année dernière. Les annulations demeurent peu nombreuses, seulement 26 désistements enregistrés au cours des neuf mois considérés. Fin septembre, Airbus avait reçu 149 commandes brutes (123 commandes nettes) pour des appareils commerciaux (9 premiers mois de 2008 : 785 commandes brutes, 737 commandes nettes). En octobre, Airbus a livré son premier A380 à une compagnie européenne, Air France, ce qui porte à quatre le nombre d’exploitants de cet appareil.

Le carnet de commandes consolidé d’Airbus était évalué à 332,0 milliards d’euros au 30 septembre 2009 (fin d’exercice 2008 ajusté : 357,8 milliards d’euros). Après prise en compte d’un impact de change négatif de 14 milliards d’euros sur la base des prix catalogue, le carnet de commandes pour les avions commerciaux ressort à 319,5 milliards d’euros pour 3 480 appareils (fin d’exercice 2008 : 3 715 avions).

Le chiffre d’affaires d’Airbus Military représentait 1 637 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 1 949 millions d’euros) sur le total de chiffre d’affaires d’Airbus. Les ventes ont bénéficié d’une augmentation de l’activité dans les avions ravitailleurs et sur le segment des avions moyens et légers. Ces points positifs ont été plus que compensés par une moindre comptabilisation de chiffre d’affaires au titre du programme A400M, alors même que le chiffre relatif à 2008 incluait le franchissement de l’étape " Power On " et l’application, pour la première fois, de la comptabilisation de début de contrat**. L’EBIT* s’est situé à -5 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : -68 millions d’euros).

Airbus Military a enregistré dix commandes d’avions militaires moyens et légers : deux pour la Thaïlande et deux pour le Mexique ; quatre pour la République tchèque ; un pour la Colombie et un pour le Botswana. Airbus Military a par ailleurs renforcé la solidité de sa position dans l’activité des avions ravitailleurs avec une commande de l’Arabie Saoudite qui porte sur trois avions A330 MRTT supplémentaires, ce qui porte le total des commandes d’A330 MRTT à six. Le carnet de commandes d’Airbus Military s’élevait, à fin septembre 2009, à 21,7 milliards d’euros (fin d’exercice 2008 : 22,3 milliards d’euros).

Pendant les neuf premiers mois de 2009, le chiffre d’affaires de la division Eurocopter a progressé de 9 % pour atteindre 3 039 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 2 781 millions d’euros). Les livraisons s’élèvent 392 hélicoptères contre 404 au cours de la même période de l’exercice précédent). La croissance du chiffre d’affaires s’explique par un mix-produits favorable des hélicoptères de série et par une augmentation des services clients. L’EBIT* de la Division est resté stable, à 165 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 164 millions d’euros). Ce mix de produits favorable a été neutralisé par l’augmentation des frais de R&D en raison d’efforts importants consentis dans l’innovation et les investissements de produits, des pressions sur les marges du programme NH90 et par un effet de change négatif.

En septembre, le ministère de la Défense britannique a conclu un contrat avec Eurocopter pour une extension de la durée de vie de 28 hélicoptères Puma, qui offriront de meilleures performances et capacités opérationnelles à l’armée de l’air britannique. Les forces françaises ont autorisé, en août, trois hélicoptères Tigre à mener des opérations en Afghanistan. Depuis, ces hélicoptères ont démontré leurs capacités en mission, avec quelque 170 heures de vol à leur actif. Eurocopter fournit une assistance technique sur place.

Sur les neuf premiers mois de l’exercice, les commandes tendent à montrer un ralentissement important, avec 179 commandes nettes enregistrées contre 605 l’année dernière. Les commandes actuelles font état d’une baisse de 70 % en moyenne sur les gammes de produits civils par rapport à l’année dernière, principalement sur les segments corporate et privé. La poursuite des annulations souligne la baisse sur le marché commercial. Eurocopter a enregistré 79 annulations d’unités jusqu’à fin septembre. Toutefois, le nombre d’annulations a reculé pour la première fois au troisième trimestre. Les niveaux de production ont été suivis avec la plus grande attention et adaptés en fonction des besoins. Des contrats militaires importants comptabilisés en 2009 devraient permettre d’atténuer la baisse des commandes civiles mais seulement à moyen terme. Eurocopter a également lancé un programme de restructuration interne (SHAPE) afin de mieux affronter la crise économique qui touche le marché des hélicoptères civils. Le carnet de commandes d’Eurocopter s’établit à 13,5 milliards d’euros (fin d’exercice 2008 : 13,8 milliards d’euros), ce qui équivaut à 1 304 hélicoptères (fin d’exercice 2008 : 1 515 hélicoptères).

Astrium a enregistré une forte croissance de son chiffre d’affaires (hausse de 17 %) dans toutes ses activités au cours des neuf premiers mois de l’exercice. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 3 228 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 2 749 millions d’euros).L’augmentation provient principalement d’une croissance des satellites de navigation et d’observation de la Terre, des activités de défense et des services tant pour les télécommunications que pour l’observation de la Terre. En outre, le chiffre d’affaires a bénéficié de l’impact positif exceptionnel du au rattrapage de chiffre d’affaires des mécanismes d’incitation liés à la mise en orbite des satellites commerciaux de télécommunications. L’EBIT* a progressé de 11 % à 155 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 140 millions d’euros) en raison d’une amélioration de la productivité dans la fabrication des satellites de défense et d’observation de la Terre. Cela a toutefois été partiellement neutralisé par un effet de change défavorable du taux de change entre la livre sterling et l’euro.

Ariane 5 a réalisé avec succès son 33ème lancement consécutif. En octobre, le premier satellite de communications sécurisées pour les forces armées allemandes, SATCOMBw-1, et le satellite Amazonas 2 pour l’opérateur espagnol Hispasat ont été mis en orbite. Ariane 5 a ainsi enregistré son 47ème lancement. À fin septembre 2009, le carnet de commandes d’Astrium s’élevait à 14,9 milliards d’euros (fin d’exercice 2008 : 11,0 milliards d’euros).

Le chiffre d’affaires de la division Défense & Sécurité s’est élevé à 3 296 millions d’euros, contre 3 490 millions d’euros au cours des neuf premiers mois de 2008. Le chiffre d’affaires reflète la croissance des activités d’Eurofighter et la consolidation de PlantCML, qui ont globalement permis de compenser le transfert des activités d’aérostructures à Premium AEROTEC, filiale d’EADS, pour quelque 280 millions d’euros. L’EBIT* reste stable à 220 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 219 millions d’euros). La croissance et l’amélioration de la marge opérationnelle des grands programmes ont été partiellement contrebalancées par des frais plus importants en R&D dans des domaines de croissance future et d’innovation tels que radars, drones et marchés de la sécurité. Le chiffre d’affaires et l’EBIT du segment bénéficieront du caractère fortement saisonnier typique du dernier trimestre de l’exercice.

La division Défense & Sécurité a renforcé sa position sur le marché mondial des avions de combat. En juillet, les nations partenaires d’Eurofighter sont parvenues à un accord sur la troisième tranche de production, qui se divise en deux lots. Le premier, qui correspond à la tranche 3a, comprend un total de 112 appareils et a été officiellement attribué. Dans le secteur des drones, la Division a testé avec succès le démonstrateur de son drone Barracuda en juillet, dans le cadre de quatre vols d’essai en conditions réelles. Ce nouveau système est équipé de logiciels et de technologies considérablement améliorés. Fin septembre, le carnet de commandes de la Division s’élevait à 16,3 milliards d’euros (fin 2008 : 17,0 milliards d’euros). Les Services de logistique intégrée d’Eurofighter ont enregistré de nouvelles commandes au troisième trimestre. Les contrats récemment attribués comme le projet de sécurité des frontières de l’Arabie Saoudite et la tranche 3a d’Eurofighter ne sont pas encore comptabilisés dans le carnet de commandes.

Sièges et Autres Activités (n’étant rattachées à aucune Division)

À partir de 2009, la composition des Autres Activités a différé de celle de 2008. En effet, comme EADS ne détient plus qu’une participation minoritaire de 30 % dans DAHER Socata, cette unité est consolidée selon la méthode de mise en équivalence au sein des Autres Activités. De même, à partir de 2009, la société EADS EFW est consolidée dans les comptes d’Airbus. Par conséquent, les Autres Activités se composent à présent d’ATR, EADS Sogerma, EADS North America et de 30 % de DAHER Socata selon la méthode de mise en équivalence.

Le chiffre d’affaires des Autres Activités s’inscrit en baisse à 723 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 ajustés :

958 millions d’euros), reflétant principalement les modifications du périmètre de consolidation qui compensent le succès de la montée en puissance des activités liées au Light Utility Helicopter (LUH) chez EADS North America. L’EBIT* des Autres Activités s’est élevé à 3 millions d’euros (9 premiers mois de 2008 : 33 millions d’euros). Les gains de productivité et de nouveaux progrès dans le redressement d’EADS Sogerma ont été compensés par des effets de change négatifs, une baisse de l’activité de gestion d’actifs et de l’activité de soutien chez ATR et une baisse du résultat opérationnel chez EADS North America.

Avec 30 unités, ATR a livré moins d’avions à ses clients au cours des neuf premiers mois de 2009 que pendant la même période de l’année dernière (37 unités) ; le contexte actuel de financement des avions reste difficile. Les perspectives de livraison sont stables. Le nombre de nouvelles commandes brutes chez ATR s’est élevé à 33 unités (9 premiers mois de 2008 : 7 unités). Fin septembre, le carnet de commandes d’ATR s’élevait à 158 appareils. En septembre 2009, l’armée de l’air américaine a relancé un appel à la concurrence pour le remplacement de sa flotte d’avions ravitailleurs. Le LUH a été récemment retenu par le Département américain de la Défense comme l’un des cinq programmes d’acquisition de référence dans son portefeuille. Les UH-72A livrés à l’armée américaine ont démontré un taux de capacité à remplir une mission complète supérieur à 90 % pendant plus de 11 000 heures d’utilisation. Au 30 septembre 2009, le carnet de commandes des Autres Activités s’élevait à 2,0 milliards d’euros (fin 2008 ajusté : 3,2 milliards d’euros). Ce tassement s’explique par la sortie de DAHER Socata du périmètre de consolidation.

* EADS utilise l’EBIT avant amortissement des écarts d’acquisition et éléments exceptionnels comme indicateur-clé de ses performances économiques. L’expression " éléments exceptionnels " se réfère aux éléments, tels que les dotations aux amortissements des ajustements à la juste valeur se rapportant à la fusion EADS, à la création de la société Airbus intégrée et à la création de MBDA, ainsi que les dépréciations constatées en résultat sur les écarts d’acquisition générés à l’occasion de ces transactions.

** Comme l’issue de la réalisation du contrat de construction A400M ne peut être évaluée de façon fiable, EADS ne peut pas actuellement se conformer à toutes les exigences pour comptabiliser le contrat en fonction de la méthode comptable d’estimation à terminaison. En conséquence, et en application de la norme comptable IAS 11 (contrats à long terme), EADS a suspendu l’application de la méthode comptable d’estimation à terminaison (" comptabilisation selon points d’avancement ") et a donc reconnu les coûts du contrat enregistrés à ce jour, comme une charge directe dans le compte de résultats ainsi que les revenus correspondants, pour autant que l’on pense recouvrer les coûts du contrat dépensés selon la méthode comptable " de début de contrat ". La provision pour pertes à terminaison a été ensuite réévaluée pour couvrir uniquement les pertes additionnelles qu’EADS était en mesure d’estimer de manière fiable. (Pour de plus amples détails, veuillez vous reporter à la " Synthèse des informations financières consolidées non auditées d’EADS N.V. relatives à la période de neuf mois close le 30 septembre 2009 ").

EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2008, EADS a généré un chiffre d’affaires de 43,3 milliards d’euros et employait environ 118 000 personnes. Le Groupe comprend Airbus, leader mondial de la fabrication d’avions civils et ravitailleurs, d’avions de transport et de mission, Eurocopter, premier constructeur mondial d’hélicoptères, et le leader européen des programmes spatiaux d’Ariane à Galileo, EADS Astrium. La division Défense & Sécurité du Groupe fournit des solutions complètes de systèmes et fait d’EADS le partenaire majeur du consortium Eurofighter ainsi que de MBDA, leader mondial des systèmes de missiles.


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