dimanche 22 octobre 2017

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Un couple américain plaide coupable de 30 ans d’espionnage pour Cuba

AFP

samedi 21 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Un couple de septuagénaires américains a plaidé coupable vendredi d’avoir espionné pour le compte de Cuba pendant plus de 30 ans, devant un tribunal fédéral à Washington en échange d’une peine de prison réduite pour la femme, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Walter Kendall Myers, 72 ans, et sa femme Gwendolyn Steingraber Myers, 71 ans, avaient fourni des documents et des informations au régime castriste à partir de la fin des années 70.

Ils ont plaidé coupable respectivement de "complot d’espionnage" et de "complot pour réunir et transmettre des informations de défense nationale".

L’accord de plaider-coupable prévoit que "Kendall Myers purge une peine de prison à vie" et que "Gwendolyn Myers purge une peine d’entre six et sept ans et demi de prison".

Le couple a également accepté la saisie de son appartement à Washington, son voilier de 11 mètres, et de ses comptes en banque, pour un montant total de 1,7 million de dollars d’amende.

"Pendant les 30 dernières années, ce couple a trahi la confiance de l’Amérique en fournissant clandestinement des informations classées concernant la défense nationale au gouvernement cubain", a estimé dans un communiqué David Kris, un haut responsable du ministère de la Justice.

Le couple Myers avait été arrêté le 4 juin 2009, après avoir détaillé ses prouesses à un agent du FBI sous couverture que les deux septuagénaires prenaient pour un agent du régime communiste.

M. Myers a commencé à espionner pour le compte de Cuba six mois environ après un voyage dans l’île en décembre 1978, alors qu’il travaillait au département d’Etat. Il avait obtenu en 1985 et en 1999 différents niveaux d’accès aux documents classés top secret, qu’il apprenait par coeur ou parfois sortait.

Le couple allait à la rencontre d’agents cubains dans différents pays des Caraïbes et de l’Amérique latine ou faisait parfois passer des informations en échangeant des caddies au supermarché.

Il communiquait avec Cuba par le biais de messages codés sur une radio à ondes courtes.

Depuis leur arrestation, M. et Mme Myers ont plusieurs fois tenté sans succès de demander leur libération conditionnelle mais les projets de fuite qu’ils avaient échafaudés s’ils se faisaient prendre faisaient aussi partie des éléments qu’ils ont avoués sans le savoir à l’agent du FBI sous couverture.


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