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La France s’apprête à vendre un navire de guerre à la Russie

AFP

jeudi 26 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

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À l’origine du cessez-le-feu signé entre la Géorgie et la Russie en 2008, Paris s’apprête à vendre un porte-hélicoptères à Moscou. Certains pays d’Europe de l’Est s’inquiètent d’une telle transaction et demandent à la France des explications.

L’Estonie, inquiète du projet français de vendre un porte-hélicoptère à la Russie avec laquelle Tallinn entretient des rapports mouvementés, a annoncé mardi qu’elle allait demander à Paris des précisions à ce sujet.

Le chef de la diplomatie estonienne Urmas Paet a déclaré à la presse qu’il souhaitait de la part de la France, membre de l’Otan comme l’Estonie, une réponse claire à la question de savoir si le navire devait être fourni "avec ou sans équipement militaire de haute technologie".

"Nous allons demander à la France des informations sur ce contrat et le sujet sera aussi examiné par le groupe de travail chargé des biens stratégiques au sein de l’Union européenne", a-t-il déclaré.

Le porte-hélicoptères français Mistral est arrivé lundi à Saint-Pétersbourg où des responsables de la Défense russe, qui souhaite en acheter un exemplaire, pourront le découvrir.

Le 19 septembre, le ministère russe de la Défense avait officiellement confirmé que des négociations étaient en cours avec Paris pour l’achat d’un tel bâtiment, dit de projection et de commandement (BCP).

Long de 200 mètres pour 32 de large, le porte-hélicoptères de classe Mistral est le deuxième plus gros navire de guerre français, après le porte-avions Charles de Gaulle.

Il peut accueillir six hélicoptères, quatre chalands de débarquement, 13 chars Leclerc, une centaine de véhicules et est aussi doté d’un hôpital de 69 lits.

Selon des experts militaires, Moscou, en se dotant de tels bâtiments, entend accorder plus d’importance aux "forces d’attaque rapides", ce qui suscite l’inquiétude de la Géorgie, opposée à la Russie dans un bref conflit armé en août 2008.

Pays balte de 1,3 million d’habitants, l’Estonie fut, tout comme la Géorgie, une république soviétique jusqu’à son retour à l’indépendance en 1991. Elle a intégré l’UE et l’Otan en 2004.


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