jeudi 19 octobre 2017

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L’Iran affirme qu’un site de l’ONU proche de sa frontière a pour mission de l’espionner

AP

jeudi 10 décembre 2009, sélectionné par Spyworld

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L’Iran a affirmé mercredi qu’un nouveau site des Nations unies construit près de sa frontière pour détecter les explosions nucléaires était en fait destiné à espionner son territoire.

La construction de la station de surveillance sismique s’est achevée la semaine dernière au Turkménistan à quelques kilomètres de la frontière iranienne. On compte quelque 275 installations de ce type dans le monde, qui peuvent détecter l’activité sismique déclenchée par des explosions nucléaires ou même des ondes de choc causées par des expérimentations nucléaires.

Abolfazl Zohrehvand, un conseiller du négociateur iranien sur le nucléaire Saeed Jalili, a qualifié de "traité d’espionnage" l’accord international autorisant la construction de tels sites. "Il est clair que l’activité" de la station au Turkménistan vise à "surveiller l’Iran", a-t-il déclaré à l’agence officielle IRNA.

Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément, affirmant vouloir seulement produire de l’électricité.

La Commission préparatoire de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, basée à Vienne, a annoncé sur son site Web la semaine dernière que la station avait été construite au Turkménistan entre le désert de Karakum et la chaîne de montagnes Kopet. Elle a précisé que les travaux étaient terminés et que le site était actuellement en phase de tests.

Abolfazl Zohrehvand a qualifié le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) de "traité de sécurité et d’espionnage, encore plus dangereux" que le protocole additionnel au Traité de non prolifération nucléaire qui autorise les inspections de sites nucléaires dans les Etats signataires. L’Iran adhère aux deux traités.

A Vienne, Annika Thunborg, porte-parole de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO), a précisé que le réseau de stations avait été mis sur pied pour détecter les explosions nucléaires dans le monde entier et non dans un pays en particulier. Elle a précisé que trois sites de ce type existent déjà sur le territoire même de l’Iran et que deux autres sont prévus dans le pays.

Le site Web du CTBTO précise que les trois stations basées en Iran sont situées à Téhéran et dans les villes de Shushtar et Kerman, toutes deux dans le sud du pays. La décision de construire la nouvelle station au Turkménistan a été prise entre 1994 et 1996, et l’Iran avait été impliqué dans ce choix, a précisé Mme Thunborg. "L’Iran est un pays membre du CTBTO avec 181 autres pays, et participe aux décisions prises par la CTBTO", a-t-elle déclaré.


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