dimanche 17 décembre 2017

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L’Iran accusé de finaliser sa bombe atomique

Le Monde, avec AFP et Reuters

lundi 14 décembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le feuilleton du nucléaire iranien s’enrichit d’un nouvel épisode. Selon le Times, qui affirme avoir consulté des documents confidentiels, l’Iran serait en train de mettre au point les derniers composants lui permettant de mettre au point une arme nucléaire.

Depuis quatre ans, la République islamique testerait un initiateur de neutrons, composant qui permet de déclencher l’explosion nucléaire. L’Iran aurait commencé ces recherches en 2007, quatre ans après les avoir officiellement suspendues. Les documents techniques décrivent l’utilisation du deutérium d’uranium, qui n’a qu’un seul usage : la fabrication des armes nucléaires. Le Pakistan a utilisé ce composant pour mettre au point sa bombe.

David Albright, un physicien qui préside l’Institute for Science and International Security (ISIS) à Washington, confirme qu’il s’agit d’un " véritable indicateur du travail sur des armes atomiques". Ces documents seraient connus des agences de renseignement occidentales et de l’AIEA.

Ces révélations coïncident avec l’annonce, par les autorités de Taïwan, d’une enquête sur des allégations de cession de technologie nucléaire à l’Iran qui visent des entreprises locales. L’enquête va être menée sur la base d’informations divulguées par le Daily Telegraph, selon lequel Téhéran a créé un réseau de trafic d’équipements nucléaires via des entreprises taïwanaises.

SANCTIONS EN PERSPECTIVES

La communauté internationale menace de nouvelles sanctions pour amener l’Iran à céder sur son programme. Le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, a réclamé lundi un durcissement des sanctions de la communauté internationale contre l’Iran, accusant Téhéran de chercher à gagner du temps pour développer l’arme atomique. "Il est encore temps pour la diplomatie, mais pour une diplomatie dure accompagnée de sanctions dures, de préférence sous l’article 7" de la charte des Nations unies permettant l’emploi de mesures coercitives en dernier recours, a-t-il déclaré devant la presse lors de sa visite à Vienne.

Réunis à Bruxelles, les dirigeants des pays de l’Union européenne (UE) ont réaffirmé vendredi leur soutien à d’éventuelles sanctions du Conseil de sécurité si l’Iran continuait à ne pas coopérer sur son programme nucléaire. La Maison Blanche a dit que les Etats-Unis partageaient les "graves inquiétudes" exprimées par l’UE et réitéré la menace de "conséquences" à prendre au sérieux si Téhéran persiste à ne pas coopérer. Samedi, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a affirmé que de nouvelles sanctions seraient "sans aucun effet".

L’Iran est déjà visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre l’enrichissement d’uranium. Téhéran affirme développer un programme nucléaire à des fins civiles, mais les grandes puissances soupçonnent qu’il cache un volet militaire.


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