vendredi 15 décembre 2017

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Le plan stratégique de Luc Vigneron pour Thales

Jean Guisnel, Le Point.fr

lundi 14 décembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Le pdg de Thales, Luc Vigneron, a présenté vendredi à 400 cadres de son groupe d’électronique et de défense (68.000 employés dans 50 pays) les principaux éléments de son plan stratégique 2010-2011. Rappelons que l’entreprise détenue à 26 % par Dassault Aviation et par 27% par l’État français s’est vu enjoindre par son actionnaire industriel d’améliorer ses marges. La principale information révélée par le pdg : l’annonce de gains de productivité de 1,3 milliard d’euros d’ici à 2014, sans licenciement. Une nouvelle saluée immédiatement par le marché, l’action Thales gagnant plus de 6 % dans l’après-midi de vendredi.

Nous publions ici le document Powerpoint présenté par Luc Vigneron à ses cadres . On y voit illustrée sa démarche reposant sur plusieurs facteurs d’analyse : le cours du dollar pénalise l’entreprise, l’organisation générale doit être rationalisée et simplifiée, l’amélioration des résultats viendra de plusieurs facteurs, dont la baisse des coûts de non-qualité, des frais d’industrialisation réduits, une réduction des frais de fonctionnement.

On notera qu’en matière de défense, Luc Vigneron regrette "des difficultés majeures sur plusieurs contrats", sans autre précision ; il observe que Thales doit saisir des opportunités en matière de radiocommunications tactiques et d’optronique, et anticipe des évolutions dans les parts de marché mondial. Il souhaite - via des joint-ventures ou des partenariats stratégiques - gagner des parts de marché dans le domaine naval aux États-Unis et en Allemagne. Tout en rénovant la gamme des radars...

En matière de sécurité , il anticipe des évolutions dans le secteur de l’analyse vidéo et de la sécurité des systèmes d’information.

Concernant la réorganisation du groupe qui passe par des changements d’hommes, il veut rapprocher l’entreprise de ses consommateurs, décentraliser, simplifier les procédures et favoriser le développement international. Dans les handicaps actuels, il relève une "surcentralisation des pouvoirs par les divisions", et surtout une organisation "héritée de l’ère de Thomson-CSF, quand la France dominait largement, avec un business model basé sur des exportations directes". Incompatibles avec les structures actuelles du groupe, dont la moitié des employés se trouvent hors de France.

La nouvelle organisation qu’il préconise est la suivante :

Quatre divisions duales civilo/militaires

- DSC : Défense et sécurité (3,1 milliards d’euros de CA)
- DAO : Opérations aériennes militaires (1,2 milliard)
- DAV : Avionique (2,4 milliards)
- DSP : Espace (1,5 milliard)

Deux divisions entièrement militaires :

- DMS : Defense Mission Systems (2,2 milliards d’euros)
- DLD : Systèmes terrestres (1,5 milliard d’euros)

Une division entièrement civile :

- DTS : Transports (1,3 milliard d’euros)


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