vendredi 15 décembre 2017

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Obama demande un réexamen des procédures de sécurité

Le Monde, avec AFP, AP et Reuters

lundi 28 décembre 2009, sélectionné par Spyworld

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Deux jours après l’attentat raté dans un vol de la Northwest Airlines reliant Amsterdam à Detroit, aux Etats-Unis, le président Barack Obama a demandé dimanche 27 septembre que soient réexaminées les procédures de sécurité en place pour identifier les terroristes potentiels et empêcher l’embarquement d’explosifs à bord des avions de ligne. M. Obama s’exprimait via son porte-parole Robert Gibbs sur la chaîne ABC.

M. Gibbs a expliqué que ce réexamen concernait "les procédures de listes de surveillance", c’est-à-dire la base de données contenant quelque 550 000 noms, ainsi que ses subdivisions échelonnant la dangerosité des suspects potentiels. En d’autres termes, a expliqué M. Gibbs, "comment pouvons-nous réviser les systèmes à l’avenir en nous assurant qu’aucune information n’est bloquée quelque part ?" Ensuite, "le président a posé au ministère de la sécurité intérieure la question très concrète de savoir comment quelqu’un avec quelque chose d’aussi dangereux que de la penthrite a pu monter dans un avion à Amsterdam".

Selon la ministre nigériane de l’information, Umar Muttalab est arrivé au Nigeria le 24 décembre et en est reparti le même jour pour se rendre a Detroit, via Amsterdam, aux Pays-Bas. D’après le responsable nigérian de l’aviation civile s’appuyant sur les images des caméras de survaillance, il aurait "subi tous les contôles normaux, portique de sécurité et procédures d’enregistrement" avant d’embarquer sur le vol, sans enregistrer de bagage en soute. Les services de sécurité néerlandais ont indiqué qu’il aurait franchi sans encombre d’autres contrôles à l’aéroport d’Amsterdam-Schipol.

DE 25 MINUTES À UNE HEURE DE RETARD

Dès samedi, les procédures de sécurité avaient été renforcées pour les vols au départ ou à destination des Etats-Unis. Ces mesures consistaient en des fouilles accrues des passagers et de leurs bagages à mains. Certaines compagnies sont même ammées plus loi, devançant les consignes américaines. Ainsi, la compagnie Singapore Airlines, a obligé ses passagers à rester assis une heure avant l’atterrissage et a interdit d’avoir un bagage à porter de main ou de se couvrir les jambes d’une couverture. Ces mesures de sécurité supllémentaires ont entraîné des retards plus ou moins importants selon les pays, de 25 minutes en Suisse à plus d’une heure à Londres ou jusqu’à deux heures et demie à Paris.

Du côté de l’enquête, le doute subsiste quant aux éventuels liens du jeune Nigérian Umar Muttalab et des organisations terroristes. La secrétaire à la sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano, interrogée par CNN, a indiqué que ses services n’avaient pas "d’indications" pour dire si cette acte fait partie "d’un complot plus large". Dès son arrestation à Detroit, à l’atterrissage de l’Airbus A 330, Umar Mutallab s’est revendiqué d’Al-Qaëda. Mme Napolitano a expliqué à CNN qu’il "était trop tôt" pour confirmer ou infirmer un tel lien.

ÉVENTUELS CONTACTS AVEC DES EXTRÉMISTES

Les autorités britanniques continuaient, elles, à vérifier dimanche ses éventuels contacts avec des extrémistes sur leur territoire. La police et les services de renseignement britanniques ont commencé à éplucher le passé de celui qui avait obtenu un diplôme en ingénierie mécanique de l’University College London (UCL), à l’issue de trois années d’étude entre 2005 et 2008.

Umar Mutallab a été inculpé dimanche pour avoir "tenté de détruire un avion Northwest Airlines en approche finale de l’aéroport de Detroit le jour de Noël, et avoir introduit un explosif à bord de l’appareil", a explqué un communiqué du ministère américain de la justice. Il a été admis à l’hôpital pour des brûlures consécutives à sa tentative d’activer de la penthrite, un puissant explosif, pour faire sauter l’Airbus A330 qui transportait 278 passagers et onze membres d’équipage. Selon des journalistes autorisés à assister à l’audience, il était menotté à un fauteuil roulant et portait des bandages aux poignets et sur les mains. Il a déclaré au juge ne pas avoir les moyens de se payer un avocat et s’en est vu commettre un d’office.


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