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Le ministère colombien de la Défense craint une menace étrangère

Reuters

mardi 29 décembre 2009, sélectionné par Spyworld

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La Colombie doit renforcer son armement et notamment ses systèmes de défense aérienne pour se protéger contre une menace étrangère dans une région où d’autres pays ont des plans "expansionnistes", affirme une analyse du ministère colombien de la Défense.

L’analyse ne cite aucun pays mais elle est publiée alors qu’un différend politique et commercial oppose la Colombie et le Venezuela.

Le document intitulé "Forces de l’Etat et Défis pour l’Avenir" préconise de mettre davantage l’accent sur la défense de la sécurité nationale en raison du risque posé par des pays aux "aspirations expansionnistes en termes idéologiques et territoriaux".

Le ministre de la Défense, Gabriel Silva, avait dit ce mois-ci qu’après s’être concentrée pendant plusieurs décennies sur la lutte contre la guérilla et contre les trafiquants de cocaïne, la Colombie était pour la première fois depuis plusieurs années confrontée à une menace étrangère.

"La Colombie doit acquérir une capacité crédible de dissuasion pour convaincre un puissant adversaire de ce que le coût de toute agression dépassera tout bénéfice éventuel d’une attaque", dit le document publié lundi sur le site internet du ministère.

L’étude, bouclée en octobre par des analystes du ministère, avait pour objectif de fixer les défis futurs pour les forces armées et de formuler des recommandations sur la manière d’y répondre.

ACHAT D’ARMES

Elle affirme que la Colombie devrait acheter des armes de défense aérienne, des systèmes d’alerte avancée et d’autres armes et qu’elle devrait renforcer ses forces spéciales pour répondre aux risques d’attaques conventionnelles, non conventionnelles ou de guérilla.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui ne ménage pas ses critiques envers les Etats-Unis, a ordonné aux responsables militaires vénézuéliens de se préparer à une guerre possible et il a réduit les importations colombiennes pour protester contre un projet de Bogota d’élargir l’accès de ses bases militaires aux forces américaines.

L’accord a alimenté des inquiétudes dans la région, en particulier au Venezuela où Chavez affirme que la Colombie pourrait être utilisée comme tremplin à une offensive militaire américaine contre son pays.

Les autorités colombiennes et américaines ont assuré qu’il n’était pas question d’augmenter les effectifs et que les opérations se dérouleraient à l’intérieur du territoire colombien.

"De Colombie, l’empire Yankee prépare, en utilisant des troupes colombiennes, une agression contre le Venezuela", a déclaré lundi Chavez à des soldats lors d’une cérémonie à proximité de la frontière.

Le président Alvaro Uribe a expliqué que l’accord constituait une extension d’une coopération américano-colombienne dans la lutte contre le trafic de drogue et les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

L’offensive colombienne soutenue par les Etats-Unis a considérablement affaibli les Farc, mais la guérilla continue de résister, en particulier dans les régions montagneuses reculées et dans des zones le long de la frontière.

Un conflit ouvert entre la Colombie et le Venezuela est peu probable, mais leur différend accroît les tensions le long d’une frontière de 2.200 km poreuse et mal gardée où opèrent trafiquants et groupes armés.

Version française Nicole Dupont


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