lundi 11 décembre 2017

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Brésil : le Rafale serait bon dernier dans le choix

AFP

mardi 5 janvier 2010, sélectionné par Spyworld

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Selon un journal de Sao Paulo, l’armée de l’air brésilienne préfèrerait les chasseurs suédois et américain à l’avion français. Lula a cependant déjà dit qu’il aurait le dernier mot.

L’armée de l’Air brésilienne préfère les chasseurs suédois et américain au Rafale pour moderniser son aviation en raison du prix de l’appareil français, affirme mardi 5 janvier le quotidien Folha de Sao Paulo qui dit avoir eu accès à un rapport technique confidentiel. Le Rafale de Dassault est en lice avec le F/A-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen NG de Saab pour fournir 36 avions de combat multi-rôles au géant sud-américain, un contrat d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Folha, qui dit avoir eu accès aux conclusions d’un rapport de 30.000 pages, affirme que "le facteur financier a été décisif pour placer le Gripen NG, encore en phase de projet, en première position (...) Il est le moins cher des trois concurrents".

Selon le journal, "Saab offre le Gripen pour la moitié du prix du Rafale, soit quelque 70 millions de dollars et l’heure de vol est quatre fois moins chère que celle du Rafale".

Interrogé mardi par l’AFP, le ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de l’Armée de l’Air (FAB) a déclaré à l’AFP "n’avoir rien diffusé sur la préférence de l’avion ou la remise du rapport au ministre (de la Défense Nelson) Jobim".

Le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a exprimé sa préférence pour le Rafale en raison des transferts de technologie promis sans restriction par la France, a déclaré plusieurs fois que la décision finale serait politique et qu’il aurait le dernier mot.

Dassault avait affirmé que si le Rafale était choisi par le Brésil, les six premiers appareils seraient construits en France et les autres 30 assemblés au Brésil.

Handicaps

Le rapport des militaires souligne toutefois que le Rafale fait face à trois handicaps :

- Son prix est resté prohibitif, contrairement à ce que le président français Nicolas Sarkozy avait promis à Lula.

- Le transfert de technologie promis a été considéré en deça de l’ambition brésilienne.

- L’avionneur brésilien Embraer, consulté par l’armée de l’Air, s’est dit peu intéressé par le projet en raison de ses faibles retombées technologiques et financières.

Le rapport de l’armée de l’air brésilienne, plusieurs fois reporté, est technique et consultatif. Néanmoins, selon Folha, il va provoquer un bras de fer entre Lula et le commandement de la force aérienne qui n’a jamais accepté la décision politique de leur président.


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