mercredi 13 décembre 2017

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Après le 11/09, Bush aurait facilité les mises sur écoutes

Reuters, via Boursier.com

vendredi 16 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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A la suite des attentats du 11 septembre 2001, le président George Bush a autorisé la NSA, la très secrète Agence de sécurité nationale, à mettre sur écoutes des personnes vivant sur le sol des Etats-Unis sans obtenir l’approbation préalable de la justice, écrit le New York Times.

Cette directive présidentielle, signée en 2002 et gardée secrète, a été appliquée pendant plusieurs années.

Elle a permis à la NSA, spécialisée dans les écoutes et interceptions à l’étranger, de surveiller les appels téléphoniques internationaux et les courriers électroniques envoyés par plusieurs centaines, sinon milliers de personnes.

En lui accordant ces nouvelles attributions, poursuit le New York Times dans son édition en ligne, la Maison blanche a considérablement étendu le rayon d’action de l’agence basée à Fort Meade, dans le Maryland, et chargée d’espionner les communications à l’étranger.

Jusqu’à un demi-millier de personnes auraient été espionnées à tout moment sur le sol des Etats-Unis par la NSA sans mandat judiciaire.

Un porte-parole de la présidence a refusé de commenter dans l’immédiat cet article, dont le quotidien précise qu’il en a retardé d’un an la diffusion à la demande de l’administration pour ne pas mettre en échec des opérations de surveillance de suspects de terrorisme.

La Maison blanche a également obtenu la suppression de certains passages.

Selon le New York Times, une dizaine de responsables actuels ou passés de l’administration ont accepté de parler de cette directive, sous condition d’anonymat, parce qu’ils doutaient de la légalité et des mécanismes de surveillance de cette opération de renseignement intérieur.

Ces questions, poursuit le quotidien, auraient amené l’administration Bush à suspendre cette directive l’an dernier et d’imposer de nouvelles restrictions.

Dans les cercles du pouvoirs, seul un petit nombre de personnes étaient informées de la réaffectation d’une partie des ressources de la NSA.

La mise sur écoutes de résidents américains est un sujet hautement sensible depuis le mouvement de contestation des années 1970 et les pratiques d’espionnage du Pentagone visant des groupes pacifistes hostiles à la guerre au Vietnam et des organisations de défense des droits civiques.

Le Parlement a imposé depuis des limites très strictes aux pratiques d’espionnage domestique.


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