mardi 12 décembre 2017

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Le renseignement américain, nébuleuse réformée mais toujours complexe

AFP

vendredi 8 janvier 2010, sélectionné par Spyworld

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La nébuleuse du renseignement américain a été réorganisée après le 11-Septembre et le fiasco des armes de destruction massive soi-disant détenues par l’Irak, ce qui n’a pas empêché les dysfonctionnements révélés par l’attentat manqué contre un avion à Noël.

Le renseignement aux Etats-Unis est aujourd’hui composé de 16 administrations mobilisant quelque 200.000 personnes, avec un budget total de 75 milliards de dollars.

Frustrée par l’incapacité des services de sécurité et de renseignement de déjouer les attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush a créé le département de la Sécurité intérieure (DHS) pour superviser les organismes chargés de la protection du territoire.

Après l’erreur de la CIA sur le prétendu arsenal irakien, une nouvelle réforme a été lancée en 2004, avec la création d’un super-patron du renseignement américain (DNI) et d’un centre de coordination antiterroriste (NCTC).

DNI : Le Directeur du renseignement national est chargé de coordonner l’ensemble des efforts des différents organismes du renseignement. Il chapeaute aussi les branches ayant des activités de renseignement au sein de la police fédérale (FBI), du département de la Sécurité intérieure et d’autres administrations. Créé afin d’avoir une direction unique et forte à la tête d’une vaste bureaucratie, le poste de DNI n’a toutefois pas d’autorité directe sur les membres et le budget des différents services, ni sur les missions d’espionnage de la CIA.

NCTC : Partie intégrante du bureau du DNI, le Centre national de l’anti-terrorisme a pour vocation de rassembler et d’analyser toutes les informations rassemblées par les différentes agences. Cet organisme, au centre des critiques après l’attentat raté de Noël, est chargé de tenir à jour la liste des personnes soupçonnées de liens avec des extrémistes, qui comprend quelque 500.000 noms, et de transmettre ses élements les plus alarmants au FBI, responsable d’une autre liste déterminant les interdictions de visa ou d’embarquement à destination des Etats-Unis.

Voici les autres grands acteurs du secteur :

CIA : La Centrale du renseignement, créée en 1947 et basée à Langley, en Virginie (est), compte environ 20.000 employés. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide pour réunir, corroborer et interpréter des renseignements touchant à la sécurité des Etats-Unis. Avant la création du poste de DNI, la CIA assumait la coordination des services américains de renseignement et son directeur avait un rapport hiérarchique direct avec le président des Etats-Unis.

NSA : Agence pour la sécurité nationale, créée en 1952. Ses employés sont chargés du renseignement électronique, des écoutes téléphoniques et de la surveillance de courriels. Ils s’appuient sur une myriade de satellites d’observation. Le secret qui entoure la NSA est tel que son sigle est souvent détourné en "No Such Agency" ("Une agence qui n’existe pas").

DIA : Agence du renseignement de Défense, créée en 1961. Son quartier-général est au Pentagone. La DIA est spécialisée dans le recueil du renseignement militaire à l’étranger. Elle fournit des informations aux troupes déployées, aux planificateurs et aux services d’acquisition des armements.


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