mardi 17 octobre 2017

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Les trois Belges arrêtés en Iran reviennent sur leur mésaventure

Belga

samedi 9 janvier 2010, sélectionné par Spyworld

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Les trois ressortissants belges, rentrés en Belgique mercredi après avoir été détenus en Iran pendant trois mois sous l’accusation d’espionnage, ont tenu à remercier la diplomatie belge pour avoir contribué à leur libération, ont-ils indiqué vendredi dans un entretien accordé à l’Agence Belga.

Détenus trois mois sous l’accusation d’espionnage

Les trois jeunes hommes - Diego Mathieu, Vincent Boon-Falleur et Idesbald Van den Bosch - sont également revenus au cours de cet entretien sur les circonstances qui ont conduit à leur arrestation en Iran au mois de septembre sous l’accusation d’espionnage ainsi que sur leurs conditions de détention.

Vincent Boon-Falleur et Idesbald Van den Bosch, deux amis de longue date, sont arrivés à Téhéran le 29 août où ils ont fait la connaissance début septembre de Diego Mathieu parti de Belgique en auto-stop pour un périple à travers l’Europe et l’Asie et qui transitait par l’Iran en attendant de pouvoir rejoindre le Turkménistan et l’Ouzbékistan.

Dans une zone militaire sans le savoir

Pour s’être introduits, sans le savoir, selon leurs dires, dans une zone militaire et avoir pris des photos du site, Vincent Boon-Falleur et Idesbald Van den Bosch seront arrêtés le 5 septembre et accusés d’espionnage par les autorités iraniennes tandis que Diego Mathieu poursuivait son périple. La découverte dans leur répertoire téléphonique du numéro de telephone portable de Diego Mathieu amènera les autorités à procéder aussi à son arrestation le 16 septembre.

Les trois Belges seront incarcérés à la prison d’Evin de Téhéran où ils seront interrogés à de multiples reprises - parfois sans ménagement - mais sans jamais être maltraités physiquement, ont-ils tenu à préciser. Maintenus en isolement au début de leur détention, l’interdiction de prendre contact avec l’ambassade de Belgique leur sera formulée. Ils n’auront donc pu bénéficier de la présence d’un avocat à leur côté.

Pas de maltraitance, mais pas d’avocat

Les trois hommes seront finalement libérés trois mois plus tard le 8 décembre, les autorités iraniennes n’ayant retenu aucune charge contre eux. Ils seront alors remis à l’ambassade belge de Téhéran où ils résideront jusqu’au mardi 5 janvier, date à laquelle, l’Iran les autorisera à quitter le pays pour rejoindre leurs proches.


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