lundi 23 octobre 2017

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Antiterrorisme : 11 personnes inculpées, dont neuf incarcérées

Le Monde, avec AFP et Reuters

dimanche 18 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Onze personnes, parmi la vingtaine arrêtées lundi lors d’une vaste opération antiterroriste en région parisienne, ont été mises en examen vendredi 16 décembre au soir à Paris, et neuf d’entre elles ont été incarcérées, a indiqué samedi une source judiciaire.

Tous les suspects sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", dans le cadre d’une information judiciaire instruite par les juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière, Jean-François Ricard, Philippe Coirre et Thierry Fragnoli. Une partie d’entre eux le sont également pour "financement du terrorisme" ou pour "infraction à la législation sur les armes", ou encore "recel de vol en bande organisée".

Parmi les neuf personnes écrouées, six ont été placées sous mandat de dépôt dès vendredi soir. Les trois autres comparaîtront mardi devant un juge, qui statuera sur leur placement en détention. Le parquet avait requis le placement en détention de dix des onze personnes poursuivies, mais d’eux d’entre elles ont été laissées libres, sous contrôle judiciaire.

MISE EN EXAMEN POUR LES ATTENTATS DE CASABLANCA

En outre, deux des onze suspects ont reconnu leur participation à l’attaque d’un centre d’une société de transports de fonds, le 7 octobre à Beauvais. Ils sont poursuivis pour "tentative de vol à main armée en bande organisée et destruction de biens par explosif", en relation avec une entreprise terroriste, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte mercredi. C’est le cas de Ouassini Cherifi, un Franco-Algérien de 31 ans condamné en 2002 dans une affaire de faux papiers en relation avec une entreprise terroriste, soupçonné de diriger le groupe.

Par ailleurs, l’un des onze suspects a été mis en examen dans le cadre de l’enquête française sur les attentats de Casablanca, qui avaient faits 45 morts, le 16 mai 2003.

Trois autres personnes arrêtées mercredi étaient en garde à vue samedi, et pourraient être déférées ultérieurement devant un juge. Selon une source proche du dossier, leur arrestation semble liée à la découverte, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’explosifs et d’armes de guerre dans un parking de Clichy-sous-Bois, en banlieue parisienne.

Cet arsenal pourrait avoir servi à des braquages visant à financer le terrorisme islamiste international, et notamment des départs de volontaires vers l’Irak ou l’Afghanistan. Le groupe se serait aussi fixé pour objectif la préparation d’attentats, sans qu’aucune cible ni en France, ni ailleurs, ne soit définie, a indiqué une source judiciaire.

Ce groupe serait distinct de celui de Safé Bourada, démantelé en septembre par la DST ( Le Monde du 3 octobre). Mais les deux auraient eu les mêmes intermédiaires pour leurs contacts à l’étranger, et notamment pour l’acheminement de candidats au djihad vers l’Irak. Il s’agit en particulier de B., arrêté par les Algériens en septembre, qui servait de relais en Egypte et en Syrie au groupe de Safé Bourada.


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