mercredi 18 octobre 2017

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L’agent de la DGSE prisonnier en Somalie est vivant

Leparisien.fr

lundi 1er février 2010, sélectionné par Spyworld

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Bernard Bajolet, coordonnateur national du renseignement à la Présidence de la République, a été entendu mercredi dernier par la Commission de la défense de l’Assemblée nationale. Lors de cette audition, l’ancien ambassadeur (Algérie, Irak, Jordanie) a évoqué le sort des agents de renseignement français retenus actuellement en otages dans différents pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

En réponse à une question de Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, sur le nombre d’agents des services français actuellement détenus, il a précisé : « Nous avons actuellement huit otages. Un au Mali, Pierre Camatte, quatre au Soudan, un en Somalie et deux en Afghanistan ».

Interrogé par le président de la Commission, Guy Tessier, sur les contacts avec les ravisseurs et les conditions de détention de ces otages, Bernard Bajolet est resté volontairement vague. « Ces huit otages mobilisent des moyens conséquents, notamment de la DGSE. Leur gestion simultanée représente un énorme effort. Certains sont précisément localisés ; pour d’autres, cela se révèle plus difficile. Des contacts sont établis pour certains d’entre eux. » Il a cependant ajouté : « Il y a de bonnes raisons de penser que les huit sont vivants. »

« Aucune option n’est jamais exclue »

Quant à l’éventualité d’une action de force pour les libérer, le coordonnateur du renseignement n’a rien exclu. « Les cas sont différents, a-t-il précisé. Chacun obéit à une logique particulière. Aucune option n’est jamais exclue. La vie des otages est la priorité absolue et les décisions sont prises sur la base de ce critère. »

Par ailleurs, Bernard Bajolet a rappelé aux députés que la France restait sous une menace terroriste élevée. « Aujourd’hui le curseur ne redescend pas : il reste à un seuil très haut. Vigipirate est toujours au niveau rouge. La menace est réelle et élevée. Le fait qu’il n’y ait pas d’attentat ne signifie pas qu’elle soit réduite. » Il a révélé que les services de renseignement français avaient contrecarré certaines opérations. « Plusieurs attentats ont été déjoués, la plupart grâce à l’action de nos services et, dans certains cas, avec l’aide de services étrangers. À la fin de l’année dernière, il y a eu une volonté d’attentat sur notre sol. Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas de garantie d’infaillibilité ou d’aptitude à toujours prévenir les attaques. »

Agé de 60 ans, Bernard Bajolet était en poste à Damas (Syrie) en 1986 lors de l’affaire des otages français au Liban. Quelques années plus tard, ambassadeur à Bagdad, il eut à gérer les prises d’otage des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, puis Florence Aubenas. Il a toujours affirmé n’être que diplomate, sans faire partie de la DGSE.


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