lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Informatique > Internet > La cyberguerre (froide) a-t-elle commencé ?

La cyberguerre (froide) a-t-elle commencé ?

Jérôme Colombain, France Info

lundi 8 février 2010, sélectionné par Spyworld

logo

Internet est-il en train de devenir le terrain d’une nouvelle guerre froide, version électronique ?

- Ecoutez cette chronique (1’56")

L’affaire qui a mis le feu aux poudres c’est l’affaire Google. La société américaine accuse ouvertement depuis janvier la Chine d’avoir multiplié les attaques informatiques à son encontre. Et depuis, le bras de fer a pris de l’ampleur.

Dernier épisode : Google qui fait carrément appel à la NSA, l’agence américaine de surveillance des communications électroniques, pour lui venir en aide. Au passage, voilà qui ne va pas forcément rassurer les millions d’utilisateur de Gmail, le service de messagerie de Google… Est-ce que cela veut dire que les espions américains vont se mettre à fouiller joyeusement dans les courriers des uns et des autres ? Google, sur ce point, affirme que non.

Quoi qu’il en soit, la cyberguerre serait donc en gestation. Il en a été question il y a quelques jours au forum de Davos.

Hamadoun Touré, secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications, estime qu’une “ cyberguerre serait pire qu’un tsunami”. Autrement dit, mieux vaut l’éviter pour ne pas avoir à la gérer.

L’UIT propose un traité international sur les cyberconflits.

Reste que les cyberattaques ont ceci de particulier qu’il est extrêmement difficile de savoir d’où elles viennent… On ne sait pas de quel pays elles partent ni de qui elles émanent exactement. Il peut s’agir aussi bien d’un Etat que d’un groupuscule ou même d’un individu isolé.

- Nicolas Arpagian, auteur de "La Cyberguerre" (Vuibert) (5’15")

Dans ces conditions, comment faire respecter un accord s’il est quasiment impossible de savoir qui est l’agresseur ?

Le conflit entre Google et la Chine montre bien qu’il s’agit d’un conflit d’un nouveau genre qui peut opposer non pas deux Etats mais un groupe non-identifié et une entreprise privée. Avec des conséquence néanmoins planétaires.

On parle aussi de la créer une sorte “d’OMS de l’internet”, une Organisation Mondiale qui surveillerait les grandes menaces numériques.

En attendant la vraie cyberguerre, c’est donc peut-être une cyberguerre froide qui est en train de se mettre en place.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :