dimanche 17 décembre 2017

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Ventes d’armes : Paris vise le podium mondial en 2010

V. Gd., le Figaro

mardi 9 février 2010, sélectionné par Spyworld

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Les industriels espèrent signer de 10 à 12 milliards d’euros de contrats à l’export.

Les industries françaises de l’armement sont repassées à l’offensive à l’international. En 2009, elles ont exporté pour près de 8 milliards d’euros de matériels militaires (+ 31 % sur 2008), retrouvant ainsi leur niveau de l’an 2000. Talonnée par Israël et derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie, la France veut reconquérir son rang de troisième exportateur de matériels militaires, en signant entre 10 et 12 milliards d’euros de contrats exports cette année, a annoncé lundi Laurent Collet-Billon, le directeur général à l’armement (DGA).

« Pour atteindre cet objectif, il faut que certains grands prospects aboutissent », a-t-il admis. Et de citer les discussions avec le Brésil et les Emirats arabes unis (EAU) pour la vente d’avions de combat Rafale, construit par Dassault Aviation (*). « Nous attendons sereinement la décision du gouvernement brésilien et espérons la concrétisation d’un accord à Abu Dhabi, où les négociations avancent à un rythme soutenu, cette année, voire au premier semestre 2010 », a déclaré Jacques de Lajugie, directeur de l’international à la DGA. Lundi, le nouvel ambassadeur de France au Brésil, Yves Saint-Geours, a estimé que Brasilia, qui a déjà acheté à la France des hélicoptères et des sous-marins Scorpène, devrait faire son choix « sous peu » entre les différents chasseurs en compétition.

Égale concurrence

Parmi les autres pistes prometteuses, la vente à la Russie du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral construit par DCNS. « La France a donné son accord pour la vente d’un exemplaire. La Russie souhaiterait en acheter quatre au total », a indiqué Jacques de Lajugie. Dans l’attente d’une déclaration officielle au plus haut niveau, Paris examine cette demande « technique » de l’état-major russe qui suscite des réserves de certains pays, notamment des États-Unis. Un BPC qui peut transporter 900 hommes ainsi que des chars d’assaut et des hélicoptères de combat coûte de 500 à 600 millions d’euros.

Dans le domaine terrestre, plusieurs pays seraient intéressés par le char Leclerc fabriqué par Nexter. « Mais la ressource est rare. Nous ne pouvons vendre qu’un lot de 40 chars. Aussi, le premier arrivé sera le premier servi », a prévenu le directeur de l’international.

Enfin, dans le dossier à rebondissement - il dure depuis huit ans - du renouvellement de la flotte d’avions ravitailleurs de l’US Air Force, Laurent Collet-Billon a souhaité qu’il ne soit pas biaisé. « Ça ne serait pas bon pour les États-Unis. S’il n’y a qu’un seul compétiteur, l’affaire pourrait être bloquée par le Congrès », a-t-il estimé. « L’appel d’offres lancé doit permettre à EADS de concourir avec son partenaire Northrop Grumman dans des conditions d’égale concurrence (face à Boeing, NDLR) », a insisté de son côté Hervé Morin, le ministre français de la Défense, à l’issue d’un entretien à Paris avec son homologue américain Robert Gates.

(*) Le groupe Dassault est également propriétaire du Figaro


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