jeudi 19 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > La Russie se sent visée par la défense antimissile américaine

La Russie se sent visée par la défense antimissile américaine

Nouvelobs.com

mardi 9 février 2010, sélectionné par Spyworld

logo

Dimitri Medvedev a par ailleurs validé vendredi une doctrine militaire qui place l’Otan en tête des menaces pesant sur la sécurité de son pays.

Le système de défense antimissile américain "vise la Russie" et risque d’affaiblir son potentiel de dissuasion nucléaire, a déclaré, mardi 9 février, le chef d’état-major russe Nikolaï Makarov. "Le développement et le déploiement du (système) de défense antimissile vise la Russie. Malgré les déclarations de responsables gouvernementaux qui disent que tout cela va assurer notre sécurité, ce n’est pas vrai", a-t-il dit, selon l’agence Interfax. Et d’ajouter qu’"il est donc clair que notre attitude sur cette question est très négative".

L’Otan inquiète Moscou

Ces déclarations interviennent alors que le président russe Dmitri Medvedev a validé vendredi dernier une nouvelle doctrine militaire qui place l’Otan en tête des menaces pesant sur la sécurité de son pays. Dans ce texte, Moscou s’inquiète du développement possible d’un "système stratégique antimissile" et du développement "d’armes stratégiques conventionnelles de haute précision".

Par ailleurs, la Russie a exprimé la semaine dernière sa "préoccupation" et son désir d’obtenir des "éclaircissements" après l’annonce que la Roumanie allait accueillir d’ici à 2015 des intercepteurs de missiles balistiques dans le cadre du projet de bouclier antimissile américain. Moscou s’était opposé à un premier projet de bouclier antimissile en Europe, élaboré sous l’administration du président américain George W. Bush, jugeant qu’il menaçait également la sécurité russe.

Le nouveau système, que l’administration de Barack Obama a présenté en septembre 2009, après une réévaluation de la menace balistique iranienne, a pour but de contrer des missiles non plus de longue, mais de courte et moyenne portée. Cette nouvelle approche avait été bien accueillie par Moscou.

Mardi, le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley, a répondu aux protestations russes en réaffirmant à l’AFP que le système de défense antimissile qu’érigent les Etats-Unis en Europe ne vise pas la Russie "mais plutôt la menace émergente de l’Iran".


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :