jeudi 19 octobre 2017

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Inde : 9 morts et 57 blessés dans un attentat

Nouvelobs.com, avec AP

dimanche 14 février 2010, sélectionné par Spyworld

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Un Iranien et un Italien font parti des victimes. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont assuré à l’Inde la solidarité de la France.

Deux ressortissants étrangers, un Iranien et un Italien, figurent parmi les neuf personnes tuées samedi 13 février par l’explosion d’une bombe dans la ville indienne de Pune (ouest), a annoncé dimanche la police.

La France a condamné l’attentat qui a fait 9 morts et se tient "aux côtés de l’Inde dans son combat" contre le terrorisme, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. "La France condamne avec force le recours au terrorisme, acte criminel que rien ne saurait excuser. Elle est aux côtés de l’Inde dans son combat contre ce fléau", déclare Bernard Kouchner dans un communiqué du ministère. Le chef de la diplomatie présente "les condoléances du gouvernement français" aux familles et aux proches des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple de l’Inde, ajoute le communiqué.

"Condoléances attristées aux familles"

Nicolas Sarkozy "condamne avec la plus grande vigueur l’odieux attentat qui a frappé la ville de Pune (ouest de l’Inde) samedi, faisant des dizaines de victimes, lâchement tuées ou blessées", a indiqué dimanche l’Elysée dans un communiqué.

Le président de la République, qui "présente ses condoléances attristées à leurs familles, à leurs proches, au peuple et au gouvernement de l’Inde, assure le Premier ministre de l’Inde Manmohan Singh de la solidarité pleine et entière de la France".

Il "réaffirme sa détermination à combattre sans relâche le terrorisme et soutient l’Inde dans ses efforts pour que les auteurs de ces actes criminels inqualifiables soient poursuivis et condamnés en justice", conclut le communiqué.

Neuf morts

L’attentat a fait neuf morts et 57 blessés dans une boulangerie à Pune (ouest de l’Inde) samedi, selon le ministre de l’Intérieur Palaniappan Chidambaram. Le secrétaire à l’Intérieur G.K. Pillai, a précisé que quatre Iraniens, deux soudanais, un Taïwanais, un Allemand et deux Népalais figuraient parmi les blessés. La boulangerie allemande, bondée au moment de la déflagration, est située près d’un ashram réputé. Les deux établissements accueillent de nombreux étrangers, ce qui pourrait être la raison du choix de ce lieu pour l’implantation d’une bombe. "Les informations dont nous disposons laissent penser à un plan pour faire exploser une bombe dans un endroit fréquenté par des étrangers aussi bien que par des Indiens", a détaillé Palaniappan Chidambaram devant la presse.

"C’est une nouvelle fois une attaque venue du Pakistan"

La forte explosion a dévasté la boulangerie et des magasins voisins. L’explosif était placé dans un paquet abandonné. "Il semblerait qu’un paquet abandonné a été remarqué par un des employés de la boulangerie, qui était en train d’essayer de l’ouvrir quand la déflagration a eu lieu", a expliqué G.K. Pillai. Il s’agit du premier attentat d’envergure depuis que 10 hommes armés basés au Pakistan ont semé la terreur à Mumbai (ex-Bombay) pendant 60 heures en novembre 2008, tuant 166 personnes entre plusieurs grands hôtels et la gare de la capitale financière du pays. L’explosion intervient alors que des pourparlers sont prévus pour le 25 février entre l’Inde et le Pakistan, les premières discussions formelles depuis les attentats de Mumbai. Gopinath Munde, responsable du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) a immédiatement mis le pays voisin et rival en cause : "C’est une nouvelle fois une attaque venue du Pakistan", a-t-il estimé.

"Nous ne pouvons pas dire qui est impliqué"

Arun Jaitley, un autre dirigeant du BJP, a de son côté exigé que le gouvernement indien rejette ces pourparlers tant que le Pakistan n’aura pas jugé les responsables des attentats de Mumbai. "Le terrorisme et les négociations ne peuvent pas coexister", a-t-il déclaré. Cette thèse est pour l’heure repoussée par G.K. Pillai. "Une enquête scientifique vient seulement de commencer. Tant qu’elle n’est pas terminée, nous ne pouvons pas dire qui est impliqué", a-t-il déclaré. Aucune revendication n’a suivi la déflagration, mais Mumbai, qui se trouve à 200 km plus au nord, ainsi que d’autres secteurs de l’Etat ont été placés en alerte maximale, a explique Chhagan Bhujbal, vice-gouverneur de l’Etat.


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