vendredi 15 décembre 2017

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Attentat en Inde : les discussions avec le Pakistan doivent continuer (Delhi)

AFP

lundi 15 février 2010, sélectionné par Spyworld

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L’attentat dans la ville indienne de Pune samedi soir, qui a fait neuf morts et soixante blessés, ne modifie pas la reprise du dialogue de paix avec le Pakistan prévue la semaine prochaine, a déclaré lundi une source gouvernementale à l’AFP.

Les discussions entre les deux grands rivaux d’Asie du Sud dotés de l’arme nucléaire, entamées en 2004, avaient cessé brutalement après les attentats sanglants de Bombay en novembre 2008 qui avaient fait 166 morts et 600 blessés.

L’Inde avait accusé le groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-Taïba (LeT) d’avoir perpétré les attentats de Bombay avec la participation des services de renseignement pakistanais.

"Il n’y a pas de changement", a déclaré cette source gouvernementale en réponse à une question sur le maintien de la rencontre entre hauts fonctionnaires des Affaires étrangères des deux pays le 25 février à New Delhi.

L’attentat à la bombe dans un petit restaurant de Pune, à environ 100 km au sud-est de Bombay, est le premier attentat important en Inde depuis novembre 2008.

Une autre source gouvernementale a mis en garde contre toute "réaction à l’emporte-pièce" après l’attentat.

Le principal parti d’opposition hindou nationaliste, le Bharatiya Janata Party (BJP), a exhorté le gouvernement à reconsidérer sa décision de reprendre le dialogue avec le Pakistan. Selon l’un de ses dirigeants, Arun Jaitley, l’attentat de Pune est "un terrible rappel de la fragilité de notre système de sécurité et du chemin aventureux que nous sommes en train de prendre".

"Le pays tout entier se demande aujourd’hui ce qui a changé pour que nous décidions de modifier notre position diplomatique. Quand la terreur menace l’Inde, ne pas discuter est aussi une option diplomatique légitime", a-t-il dit.

Selon des sources des services de renseignement citées par plusieurs médias, l’explosion porte la marque des moudjahidine indiens, qui avaient revendiqué des attentats en septembre 2008 à New Delhi, faisant craindre la réactivation de cellules dormantes et de nouvelles attaques sur le sol indien.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a demandé que la justice trouve rapidement les auteurs de l’attentat. La police s’est refusée à tout commentaire sur les spéculations concernant l’implication des moudjahidine indiens.

Selon le Times of India, l’attentat doit être analysé dans le contexte de la reprise du dialogue avec le Pakistan mais aussi de la vaste offensive lancée par les forces internationales contre les talibans en Afghanistan.

Les islamistes établis au Pakistan "pourraient essayer d’ouvrir une zone de conflit sur un front à l’est du Pakistan pour détourner l’attention", selon le quotidien.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a récemment prévenu que des militants affiliés à Al-Qaïda cherchaient à déstabiliser l’Asie du Sud avec une attaque visant l’Inde qui pourrait déclencher un nouveau conflit contre le Pakistan.


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