dimanche 17 décembre 2017

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Un grain de sable dans le système de défense anti-aérienne de l’Iran

Le Monde, avec AFP et Reuters

mercredi 17 février 2010, sélectionné par Spyworld

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La Russie a annoncé mercredi le report de la livraison à l’Iran de systèmes antimissile S-300, au lendemain de la visite à Moscou du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, selon l’agence Interfax. "Le retard s’explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu’ils seront résolus", a déclaré le directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique Alexandre Fomine à l’agence Interfax à New Delhi. Les pays occidentaux et Israël ont demandé à la Russie de ne pas vendre à l’Iran ce système de défense antimissiles, qui pourrait aider Téhéran à repousser des frappes ciblées contre ses installations nucléaires.

La Russie n’a pas de raison de ne pas honorer le contrat prévoyant la livraison à l’Iran d’un système de missiles S-300, a néanmoins déclaré le secrétaire adjoint du Conseil russe de sécurité Vladimir Nazarov. "Il y a un contrat signé, que nous devons remplir, mais les livraisons n’ont pas encore commencé. Cette transaction ne fait l’objet d’aucune sanction internationale, étant donné qu’il ne s’agit que de livraisons d’armes strictement défensives." "D’un autre côté, toutes nos actions doivent contribuer à renforcer la stabilité mondiale et régionale, en respectant le droit et les engagements internationaux", a-t-il ajouté, évoquant notamment le Traité de non-prolifération.

L’Iran a annoncé la fabrication prochaine d’un système antimissiles équivalent ou supérieur au S-300. "Dans un avenir très proche, nos experts vont produire un système antimissiles qui sera de la même capacité que le système S-300, voire encore plus puissant", a lancé, début février, le général Heshmatollah Kassiri, haut responsable de la défense anti-aérienne de l’armée de l’air. "Nous produisons tous nos équipements de défense anti-aérienne nous-mêmes. Dans un seul cas, nous avions décidé de l’importer de l’extérieur. Il s’agissait du système S-300 et les Russes, pour des raisons injustifiables, ne nous ont pas livré ce système."


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