lundi 16 octobre 2017

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Le missile est une maquette de tests

Estelle Bardelot, Frank Simon, Leberry.fr

jeudi 18 février 2010, sélectionné par Spyworld

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Le missile retrouvé mardi matin dans un champ est une maquette de tests non active. Reste désormais à savoir d’où elle vient et surtout comment elle est arrivée en pleine nature.

Un tube étroit de couleur kaki avec à son extrémité un cône. Posée à une dizaine de mètres de l’accotement, dans un champ de blé qui commence juste à sortir de terre, la maquette de missile découverte mardi matin près de la petite route de campagne reliant Sainte-Thorette à Villeneuve-sur-Cher ne pouvait guère passer inaperçue.

Il est 9 h 30 mardi matin. Un agent de la direction départementale de l’Equipement et de l’agriculture (DDEA) du Cher débroussaille l’accotement quand il aperçoit la munition. De suite, il alerte la gendarmerie qui boucle le périmètre. Les démineurs de la Direction générale de l’armement (DGA) techniques terrestres arrivent sur place pour examiner l’engin qui a été ramené dans le fossé. Les enquêteurs pensent alors qu’il s’agit d’un missile. « Un missile Mistral », précise, dès mardi soir, le ministère de la Défense.

Expertisé hier, l’appareil n’est en fait qu’une « maquette lestée » (lire ci-contre). Ne possédant ni charge explosive, ni élément propulsif, cette maquette ne représente, selon le ministère de la Défense, « aucun caractère dangereux ».

Dès mardi soir et la découverte de l’engin, plusieurs enquêtes ont été ouvertes : une enquête militaire, une enquête administrative et une enquête judiciaire confiée par le parquet de Bourges à la brigade de recherches de Vierzon.

Car l’une des grandes interrogations hier soir était de savoir comment une telle maquette a pu arriver dans le champ. « J’ai fait un tour dans le champ lundi après-midi. Je n’ai rien vu », a expliqué hier Gérard Huet, le chef de cultures qui exploite le champ dans lequel l’engin a été trouvé et qui y serait donc arrivé, entre lundi soir et mardi matin tôt. « Je me demande si ce n’est pas quelqu’un qui a cherché à s’en débarrasser. Ici, c’est une petite route qui n’est pas empruntée par des camions de transports d’armes. On ne voit jamais d’hélicoptères au-dessus de nos terres. En tout cas, c’est très surprenant », a ajouté l’agriculteur.

Pour Emmanuel De la Fouchardière, le maire de Sainte-Thorette, très occupé hier par les médias nationaux, la question de la sécurité est primordiale : « A t-il été volé ? A t-il été perdu d’un hélicoptère, ce n’est pas inenvisageable. Il est aussi possible qu’il ait été déposé dans le champ. Je trouve cela très inquiétant qu’un tel engin, même inactif, puisse disparaître et se retrouver au milieu de la nature. C’est purement incroyable » a expliqué l’édile qui a rencontré hier matin les enquêteurs. Hier soir, l’enquête se poursuivait pour essayer de remonter la traçabilité de cette maquette abandonnée.


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