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Le programme des écoutes de la NSA plonge davantage l’administration Bush dans l’embarras

Le Monde, avec AFP

samedi 24 décembre 2005, sélectionné par Spyworld

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Le volume des informations récoltées dans le cadre des écoutes sans mandat judiciaire de l’Agence nationale de sécurité (NSA) est bien plus important que ne l’a reconnu la Maison blanche, rapporte samedi le New York Times.

Citant des responsables du gouvernement, anciens et actuels, le quotidien déclare que le programme d’écoutes était une opération d’envergure, effectuée en coopération avec des sociétés de télécom, visant des communications domestiques et internationales.

Le président américain George Bush et ses conseillers ont déclaré que l’ordre d’écoutes sans mandat était limité aux communications internationales par téléphone ou internet de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaida.Or, d’après les sources citées par le NYT, les techniciens de la NSA n’auraient pas limité leurs recherches à ce cadre.

Plusieurs responsables affirment même que de hauts fonctionnaires du gouvernement se sont rendus au siège des grandes sociétés de télécommunications du pays pour obtenir des accès privilégiés aux communications internationales.

DES APPELS INTERNATIONAUX DÉROUTÉS

Les appels en provenance et à destination de l’Afghanistan étaient ainsi d’un intérêt tout particulier pour la NSA, précise le journal.

Certains appels d’un pays étranger à un autre ont aussi été déroutés via des commutateurs aux Etats-Unis et un ancien expert de la NSA raconte que des responsables du gouvernement ont encouragé ces dernières années l’industrie de télécommunications à écouter davantage de communications internationales.

Révélée il y a une semaine par le New York Times, l’existence d’un programme d’écoutes de la NSA a plongé l’administration Bush dans l’embarras.

De hauts responsables américains, dont l’Attorney General (ministre de la justice) Alberto Gonzalez, ont affirmé que le Congrès avait implicitement autorisé ces écoutes après le 11 septembre 2001 en conférant au gouvernement les pouvoirs de faire la "guerre contre le terrorisme".

Une loi de 1978 - le Foreign Intelligence Surveillance Act - exige que le gouvernement sollicite un mandat de la justice pour procéder à ce genre d’écoutes de ressortissants américains sur le sol américain.Plusieurs sénateurs, des républicains comme des démocrates, ont demandé une enquête du Congrès sur la légalité de ces écoutes.


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