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Pierre Camatte "n’est pas agent de la DGSE", dit-on à l’Elysée

AP

vendredi 26 février 2010, sélectionné par Spyworld

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Un porte-parole de l’Elysée a déclaré jeudi soir que l’ex-otage Pierre Camatte, rentré jeudi en France, n’était pas un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qualifiant de "fausse" l’information diffusée par le site bakchich.info.

Le site web a affirmé jeudi que Pierre Camatte, libéré mardi au Mali, était un agent de la DGSE qui "travaillait sous couverture", en citant une audition du coordinateur national du renseignement à la présidence de la République Bernard Bajolet au mois de janvier à l’Assemblée nationale.

"C’est une fausse information. Pierre Camatte n’est pas agent de la DGSE", a déclaré un porte-parole de l’Elysée par téléphone à l’Associated Press.

Au cours de cette audition du 27 janvier devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée, le député socialiste Guillaume Garot avait interrogé M. Bajolet sur les informations qu’il pouvait transmettre sur les "agents de nos services retenus en otages, leur nombre" et "leur situation".

"Nous avons actuellement huit otages. Un au Mali, Pierre Camatte, quatre au Soudan, un en Somalie et deux en Afghanistan", avait répondu Bernard Bajolet, selon le compte-rendu de l’audition diffusé sur le site net de l’Assemblée.

A l’Elysée, on affirmait jeudi soir que le nombre de "huit" était celui des "Français, à l’époque (retenus) en otages dans le monde", mais "pas le nombre d’otages de la DGSE dans le monde", en évoquant une "mauvaise retranscription" ou une "mauvaise compréhension" des propos de M. Bajolet.

Pierre Camatte, libéré mardi par le mouvement Al-Qaïda au Maghreb islamique après trois mois de captivité dans le désert malien, est arrivé jeudi matin à l’aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines), en provenance de Bamako (Mali).

Il avait été enlevé le 26 novembre 2009 à Menaka dans le nord-est du Mali. Visiblement éprouvé, il a évoqué devant les journalistes une détention "très difficile" dans le désert, "une prison sans barreau".

Chargé de ramener l’ancien otage en France, le secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet a tenu à rappeler qu’"il n’y a eu absolument aucune contrepartie financière" et a réitéré les remerciements de la France au président malien qui a permis de "passer à côté d’une catastrophe".

Mercredi, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite éclair de quelques heures à Bamako, où il a rencontré Pierre Camatte et son homologue malien, Amadou Toumani Touré. Il a salué en son homologue "un homme courageux, humain et qui a accepté de considérer que la vie d’un homme, Pierre Camatte, méritait un certain nombre d’efforts, de prises de responsabilité".


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