lundi 23 octobre 2017

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La DGA en pleine mue

Xavier Sidaner, Acteurspublics.com

lundi 1er mars 2010, sélectionné par Spyworld

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À l’horizon 2014, 3 400 postes de la direction devraient être supprimés, principalement parmi les métiers de soutien. Un accompagnement social est prévu pour les agents.

Le transfert du centre technique de la Direction générale de l’armement (DGA) de Gramat (Lot) au Commissariat à l’énergie atomique a été célébré en grande pompe en janvier. Quelque 280 agents, ingénieurs, contractuels, fonctionnaires, appartenant à vingt-six métiers différents sont concernés par cette opération quasi indolore : des conventions ont permis de sauvegarder leurs avantages statutaires.

Gramat est un cas exceptionnel dans la profonde mutation qui touche actuellement la DGA et ses implantations en région. Conséquence du Livre blanc et de la RGPP, la DGA, devenue une direction à part entière du ministère de la Défense, doit, pour demeurer un laboratoire de recherche de haut niveau et le principal fournisseur d’armement des armées, revoir totalement son réseau technique. D’ici 2014, 3 400 postes seront supprimés, portant les effectifs de 14 000 à 10 600 environ. Principaux touchés : les métiers de soutien (informatiques, achats, etc.). Ceux-ci seront réduits de 40 % environ, au bénéfice des compétences d’expertises et de management. Certains centres vont être regroupés ou tout simplement être fermés. Deux centres vont prochainement mettre la clé sous la porte : Vernon, dans l’Eure-et-Loire, et Angers (Maine-et-Loire). Certains centres de formation, comme celui de Lorient, vont être fermés, ou transférés à la DRH du ministère. Enfin, 50 % des centres qualité vont être fermés.

56 métiers en trajectoires

Pour accompagner cette réorganisation, la direction des ressources humaines (DRH) du ministère a bâti un plan stratégique, dont Gramat est le premier cas d’application. Actualisé chaque année, “cet outil définit les trajectoires pour les 56 métiers de la DGA, aussi bien en ce qui concerne les départs classiques ou les transferts entre centres”, détaille Alain Guillou, le DRH de la DGA. Il identifie aussi les possibilités de reconversion entre métiers. S’il n’est pas révolutionnaire pour les syndicats, dont la CGT, cet outil est, aux yeux de la direction, d’une souplesse avantageuse : “Loin d’être la traduction d’une simple application d’un plan comptable, ce plan permet de gérer les cas individuellement en raisonnant par logique de métier et de bassins de compétences”, résume Alain Guillou, pour “maintenir un niveau de compétences”. Ce que les syndicats contestent également.

Ce tableau de bord est complété par un accompagnement spécifique pour favoriser la mobilité des agents. Environ 80 conseillers “carrières propres” à la DGA interviennent dans ce dispositif. Deux cabinets privés ont également été sollicités. L’un s’occupera des formalités de déménagement et de soutien aux conjoints, et s’engage à retrouver un emploi à 95 % des conjoints. L’autre assurera le suivi psychologique. Sage précaution.


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