samedi 21 octobre 2017

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Cyberguerre : La Suisse est aussi vulnérable

Serge Gumy, 24heures.ch

mercredi 3 mars 2010, sélectionné par Spyworld

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Les Etats-Unis se sentent vulnérables face aux cyber­attaques. Quid de la Suisse ? « Notre pays est bien armé en termes de protection passive (pare-feu, structure des réseaux informatiques, etc.), analyse Denis Froidevaux, vice-président de la Société suisse des officiers. En revanche, nous n’aurions pas les moyens de réagir immédiatement à une attaque, nous ne pourrions que la subir. »

Flux financiers, approvisionnement électrique, informations sensibles : les cibles potentielles, en tout cas, ne manquent pas. Et des infrastructures critiques pourraient être rapidement paralysées. La Suisse en a fait l’expérience en octobre dernier, quand le site internet du Département fédéral des affaires étrangères a été piraté. Par qui ? Pourquoi ? Le Ministère public de la Confédération, qui enquête sur cette attaque, ne livre à ce stade aucune piste.

« Le rapport sur la sécurité que prépare le ministre de la Défense, Ueli Maurer, mentionne noir sur blanc la cyberguerre, poursuit Denis Froidevaux. Mais il ne fait qu’énoncer le problème. » Pour le spécialiste, la Suisse devrait donc sans tarder se doter d’une cellule spécialisée. « Un noyau de professionnels qui serait renforcé par des miliciens en cas de montée en puissance. »

« Mais peut-on mener des opérations de cyberguerre en étant isolé ? » s’interroge Denis Froidevaux. En raison des menaces informatiques qui pèsent sur elle, « la Suisse aurait intérêt à participer à un espace sécuritaire plus large, elle en tirerait informations et expérience ».


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