mardi 17 octobre 2017

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Fin du procès des salariés de Rio Tinto en Chine

Reuters

jeudi 25 mars 2010, sélectionné par Spyworld

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Le procès en Chine de quatre salariés du groupe minier australien Rio Tinto accusés d’espionnage industriel et de corruption s’est achevé mercredi après que trois des inculpés ont contesté certaines des charges retenues à leur encontre.

Tao Wuping, avocat de l’un des accusés, a déclaré que le procès était terminé, mais qu’il ne s’attendait pas à ce que le jugement soit rendu avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Les quatre accusés risquent désormais une peine d’au moins cinq ans de prison pour corruption.

La décision de la justice chinoise pourrait être rendue avant l’ouverture, le 1er mai, de l’exposition universelle de Shanghaï, qui devrait attirer des centaines de milliers de visiteurs étranger, parmi lesquels certains chefs d’Etat et de gouvernement de pays exposants.

Les accusés, trois ressortissants chinois et un citoyen australien, avaient été arrêtés l’été dernier alors que Rio Tinto, deuxième producteur mondial de minerai de fer, négociait avec les autorités chinoises les modalités d’importants contrats de livraisons de minerai. (voir )

Lundi, l’employé australien, Stern Hu, a choisi de plaider coupable et a reconnu avoir reçu des pots-de-vin, mais il a contesté le montant de l’infraction qui lui est reproché. Les trois autres inculpés ont contesté les accusations d’espionnage industriel mais ont reconnu avoir également touché de l’argent.

Les pots-de-vin concernés auraient été versés pour la plupart par des aciéries privées ou de petite taille qui souhaitaient s’assurer des approvisionnements en minerai réguliers et à prix relativement modérés.

Selon les avocats, les quatre inculpés ont déclaré que Rio Tinto ignorait leurs pratiques frauduleuses.

Le groupe minier s’est refusé à tout commentaire. Selon le journal The Australian, le groupe a entrepris un audit interne chargé de faire la lumière sur l’existence éventuelle de pratiques frauduleuses impliquant des sidérurgistes chinois.

Rujun Shen et Lucy Hornby, version française Catherine Monin, édité par Marc Angrand


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