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Les précédents ratés du Mossad

Euronews

jeudi 25 mars 2010, sélectionné par Spyworld

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Ce n’est pas la première fois, avec le “Dubaïgate” que les services secrets israéliens sont au coeur d’une polémique liée à l’utilisation de vrais-faux passeports.

En mars 2004, deux hommes sont arrêtés en Nouvelle-Zélande, alors qu’ils tentent de voler des papiers appartenant à des personnes handicapées.

Ils sont condamnés à six mois de prison pour espionnage. Israël propose un arrangement secret avec la Nouvelle-Zélande. Auckland refuse. Les deux espions sont finalement expulsés. Et les relations entre Israéliens et Néo-Zélandais se trouvent ternies par cette affaire.

Tous les services secrets constituent des couvertures pour leurs agents, souvent avec de faux papiers. Le Mossad, lui, semble habitué au vol de vrais passeports, comme le confirme Gordon Thomas, spécialiste de l’espionnage israélien. “Les Israéliens disposent d’une unité spéciale, explique-t-il. Cette unité est entraînée pour voler les passeports, généralement à des touristes en vacances. Elle opère dans des coins comme Malaga ou Marbella dans le sud de l’Espagne, ou bien dans les pays comme la Thaïlande”.

Autre bévue du Mossad : en février 1998, en Suisse. Plusieurs agents secrets israéliens sont surpris par la police en train d’installer un système d‘écoutes téléphoniques pour surveiller un homme d’origine libanaise. La plupart des espions passent à travers les mailles du filet. Un seul est arrêté puis condamné.

Mais l’affaire la plus retentissante s’est passée en septembre 1997 en Jordanie. Deux agents du Mossad se font passer pour des touristes canadiens. Leur cible : le chef du mouvement palestinien Hamas, Khaled Mechaal, alors en exil à Amman. Les deux espions se font attraper par les forces de sécurité jordaniennes. Le roi Hussein intervient personnellement auprès d’Israël. Il exige que l’Etat hébreu fournisse un antidote pour sauver Khaled Meechal. Pour obtenir la libération des agents secrets,les autorités israéliennes sont obligées de libérer le chef spirituel et fondateur du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, alors emprisonné en Israël. Le Premier ministre de l‘époque, Benjamin Netanyahu avait été contraint de limoger le chef du Mossad. Il avait aussi dû faire face à une crise diplomatique avec le Canada, pour l’utilisation des vrais-faux passeports.


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