lundi 18 décembre 2017

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Un diplomate iranien libéré par ses ravisseurs au Pakistan

Le Monde, avec AFP et AP

mardi 30 mars 2010, sélectionné par Spyworld

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Heshmatollah Attarzadeh Niyaki, un diplomate iranien enlevé il y a près de dix-huit mois au Pakistan a été relâché par ses ravisseurs, annonce mardi le consul général d’Iran à Peshawar. "Il a été libéré, a dit à Reuters le consul général Abbas Ali Abdullahi. Je n’ai pas d’information sur le lieu où il a été retrouvé, mais il est confirmé qu’il a rallié l’Iran." Dans un premier temps, les médias iraniens ont annoncé qu’il avait été libéré lors d’une opération menée par des membres des services de renseignement iraniens. "Lors d’une opération complexe, des membres des services de renseignement ont réussi à libérer Heshmatollah Atarzadeh, le diplomate iranien, et l’ont ramené chez lui", indiquait la télévision d’Etat son site, mardi matin.

Des hommes armés avaient enlevé Heshmatollah Attarzadeh Niyaki, attaché commercial au consulat de Peshawar, dans une embuscade, le 13 novembre 2008, alors qu’il se rendait au consulat à Peshawar. Les assaillants l’avaient capturé et tué son garde du corps, selon la police pakistanaise. L’Iran, parlant d’un "acte terroriste", avait rendu le Pakistan responsable de sa sécurité. L’embuscade s’était déroulée près de la zone où des assaillants non identifiés avaient tué, le 12 novembre 2008, un humanitaire américain et son chauffeur pakistanais. Les soupçons s’étaient portés sur les taliban ou des groupes d’activistes sunnites, qui nourrissent une profonde aversion pour l’Iran à majorité chiite. Mais des groupes criminels sont également actifs dans la région de Peshawar, ville située à 130 km au nord d’Islamabad.

La libération du diplomate intervient après l’arrestation du chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, Abdolmalek Righi, qui selon l’Iran avait résidé au Pakistan d’où il lançait des attaques contre le territoire iranien. Abdolmalek Righi, l’homme le plus recherché par l’Iran, a été arrêté le 23 février après l’interception par les autorités iraniennes d’un avion qui l’amenait de Dubaï au Kirghizistan. Cette arrestation spectaculaire avait été qualifiée de succès par l’Iran. Téhéran accuse Joundallah d’être soutenu par les services de renseignement pakistanais, américains et britanniques dans le but d’entretenir l’insécurité dans les régions iraniennes frontalières du Pakistan.

Le 26 février, Abdolmalek Righi a "avoué" avoir reçu une proposition d’aide des Etats-Unis pour combattre le régime islamique, dans une vidéo diffusée par la télévision officielle en langue anglaise Press-TV. Joundallah a été accusé par Téhéran de nombreux attentats sanglants ces dernières années dans le sud-est de l’Iran, région où vit une très importante population sunnite alors que la République islamique est à majorité chiite.


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